jeudi 10 juillet 2008

10 juillet - la pauvre phrase du jour

C'est Xavier Bertrand qui gagne avec cette superbe perspective :
"quand un cadre "bosse chez lui le week-end (...) le texte permettra de se faire payer ces jours".
ah que c'est bon de rire parfois...
Il parle de la réforme du temps de travail des cadres, première mesure touchant plus particulièrement la classe moyenne-supérieure de notre société.

Avec l'arrivée des 35h, les cadres s'étaient vus expliquer qu'il fallait dès lors oublier augmentations et heures supplémentaires. A vous les rtt, mais le reste du temps, boulot boulot le temps nécessaire à l'accomplissement de votre mission.
Retour de manivelle, il va falloir rendre ses rtt tout en acceptant l'absence d'augmentation vu que l'on percevra d'hypothétiques heures supplémentaires. Un jour. Si elles se justifient. Mais comment justifier demain à son employeur qu'il faut être payé plus pour faire la même chose qu'avant dans la même durée ?
Le moins que l'on puisse dire est que le petit assureur de Chalons sur Marne ne nous... rassure pas...
Car les cadres français travaillent plus que leur homologues anglais ou allemands, la légende du français feignant n'a de mise que dans les beaux Ministères parisiens. Xavier Bertrand veut "permettre de travailler davantage", il est bien le seul.
Dans un contexte économique n'incitant pas aux recrutements, avec des départs en retraite dont les postes ne sont pas perpétués, la charge s'est alourdie et la problématique posée par le Ministre fausse.
Quand à sa chute, "quand on gagne pas assez, les RTT c'est virtuel et on ne part pas à l'hôtel le week-end" elle témoigne là aussi d'une drôle de vision de la vie : tous les français en rtt ont évidemment les moyens de partir de leur domicile pour aller à l'hôtel, pire, c'est leur unique désir.
Ben non mon petit Xavier, c'est bien beau de jouer au gentil toutou de Nicolas mais en lui empruntant la rhétorique et le mode de vie vous vous construisez des lendemains difficiles bien éloignés de vos grandes ambitions.
Mais c'est vrai qu'en bon franc-maçon, Xavier Bertrand se dit toujours à l'écoute des autres, en quête de sens et de respect. A l'abri d'une loge tout est certainement plus facile à déterminer que dans la vraie vie... cette réforme unilatérale en est une belle illustration.

2 commentaires:

dramelay a dit…

comment ca ? tu pars pas à l'hotel le week end ? Pfiiiiii.... Et tu le viens bien ? Socialement, c'est pas trop dur ?

Casino Software a dit…

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