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dimanche 17 janvier 2010

Médias et politiques - La question de confiance

Le Crepol, Centre d'étude de la vie politique française, vient de rendre son étude annuelle, un baromêtre de la confiance politique...
On notera que cette information a bénéficié d'un assez net anonymat, il faut dire que Johnny a été bien malade, que les fêtes de fin d'année ont été propices aux niaiseries en tout genre et que notre Président occupe l'ensemble de son mois de janvier a célébré ses voeux a à peu près tout le monde en âge de voter ou de faire voter...
Toujours est il que l'enquête émanant de cette instance de Science Po révèle que 23% des personnes interrogées font confiance aux partis politiques. En fait il n'y a pas pire. Même le centre des impôts du coin ou le garagiste le plus proche sont mieux considérés. 71% ne leur font pas confiance. Un score délectable pour tout bon média sauf que les médias sont également cités. Mais avec 27% de côte de confiance, ils s'avèrent même moins bien notés que ...les banques (37%).
Voilà qui éclaire d'un jour particulier le psychodrame Peillon lors d'une récente émission politique sur la télévision publique.
A la question « Pour la défense de vos intérêts, en qui avez-vous le plus confiance ? » il faut bien admettre qu'ils sont... 1% à répondre, les partis politiques !
"A vous de juger" était consacré au débat sur l'identité nationale. Un choix pour le moins curieux puisque tous les sondages relatent le non-intérêt des français pour ce sujet sulfureux. Avec en invité vedette Eric Besson, affublé pourtant du sobriquet d'homme le plus détesté de France, et un combat annoncé face à la fille de Jean-Marie Le Pen. Celui-là même qui s'imposa dans la vie politique française à la suite d'une émission télévisée... une heure d'une drôle de vérité !
Au final, pour faire bref, c'est l'absence d'un second couteau socialite, Vincent Peillon, qui fait l'actualité. Voilà qui n'est guère flatteur pour les présents et le contenu débattu...
Tout fier de son mauvais tour d'annuler au dernier moment son engagement, l'homme politique illustre la triste faiblesse qui est la sienne face au média télévisuel. Condamné à agir en catimini, à mentir, à se cacher, vont ils finir à la Jean-Pierre Trieber, terrés dans les forêts qui nous entourent ? La faute au tube cathodique qui fait et défait les carrières à la vitesse de sa lumière...
Se satisfaire de la chaise vide est peut-être révélateur de l'incapacité du PS à se faire entendre et à argumenter. De sa peur d'être utilisé par un média sous influence certes mais alors si l'on n'a rien à dire et que l'on refuse le combat, n'y a t'il pas d'autres métiers plus appropriés que politicien ?
En lutte pour le titre d'organisation la moins appréciée de la population, les deux instances, partis et médias, rivalisent de choix hasardeux, précipités et populistes en espérant le déclic. Ils donnent pourtant plutôt l'impression d'avoir gagné une zone de sables mouvants et qu'à trop s'agiter ils s'enfoncent d'autant...
L'UMP n'a t'il pas été jusqu'à commettre un consternant Lip Dub pendant que le PS n'en finit pas de se rénover ?
A cet égard, la prochaine intervention télévisuelle du Chef de l'Etat sur TF1, avec les Régionales en ligne de mire, s'annonce cataclysmique avec Laurence Ferrari pour débuter et l'inénarrable Jean-Pierre Pernaut pour se sentir plus proche des français.
Pas sûr qu'elle redore le blason des uns et des autres pour autant.
Et si les français souhaitaient pour tout programme d'être juste informés simplement et objectivement ? sans analyse pré-conçue, stratégie non avouée et vraie manipulation ?
Vous ne savez pas faire ? excusez-moi. De vous avoir dérangés... et de ne pas vous suivre.

mercredi 25 novembre 2009

Economie - le triomphe du moins pire

C'est pour tout dire assez inquiétant que d'écouter les discours politiques sur l'économie. Déjà il y a cette récurrente attente des chiffres qui me fait toujours un peu bizarre. Des gouvernants qui attendent que des chiffres tombent, qui les commentent avantageusement ou les subissent, cela donne finalement une idée assez juste de leur totale inutilité et efficacité en la matière.



Fort heureusement pour eux la presse n'est pas particulièrement encline à systématiquement chiffrer les résultats des politiques engagées. Tout juste de temps à autres sort on quelques perles d'idées mort-nées quand elles ont tenté d'être appliquées.
Ca n'est pas loin d'être la situation rencontrée par le pompeux Grand Emprunt dont la finalité n'est autre que de creuser un peu plus les finances de l'Etat sur le compte de marchés financiers que l'Etat a soutenu sans les sanctionner.
Mais c'est toujours mieux que rien. Une phrase souvent entendue qui va avec les "Moi, j'agis" ou le magnifique "ce pourrait être pire" ou "on a évité le pire". Il y a comme un air de déconfiture dans ce qui ressemble à un bel aveu d'impuissance ragaillardi par la perspective du pire.
C'est ce que Machiavel décrivait, oui parce que vous ne pensiez tout de même pas que nos gouvernants actuels avaient inventé quelque chose ?, c'est Machiavel, disais-je, qui affirmait "En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal."
A petite dose c'est sûrement vrai mais au quotidien cela interpelle. Notons que Machiavel explique, ne s'en félicite pas.
Quand on entend le Secrétaire d'Etat à l'Emploi puis le Président de la République himself se féliciter du chômage partiel, le dénommer comme une arme anti-crise, le remercier d'avoir sauvé des emplois .... ne franchit-on pas allégrement quelques étapes ?
Je peine ainsi à imaginer le satisfecit qui gagnera nos élites le jour où la France créera des emplois plutôt que de moins en perdre. Encore faut-il s'entendre sur le niveau de perte possible car alors que l'Insee recense 319 000 salariés touchés par la grâce du chomage partiel, Laurent Wauquiez avance «L’activité partielle, qui permet d’éviter de licencier les gens, a permis de préserver 300 000 emplois.» Ce qui signifie que dans son esprit, tout bénéficiaire est un chomeur qui s'ignore ou sommeille. Un étrange calcul économique et social qui tranche dans le vif : soit l'entreprise a recours au chômage partiel soit elle ferme ses portes intégralement. Ce qui du coup rend la mesure bien moins rassurante.
Voilà qui peut donner des idées sur les avantages et mérites de l'action partielle : aux étudiants qui suivront partiellement leurs études, on vantera avoir évité l'écueil des non diplômés ; sachant que pour avoir son diplôme il faut passer par les... partiels. Compliqué. Aux retraités titulaires d'une retraite partielle, comme aux salariés ayant la chance de posséder un revenu partiel, on saluera l'avancée significative de la lutte contre la pauvreté ; cela marche à tous les coups c'est vrai, un nouvel oeil pour oeil, dent pour dent ou quand la raison est la cause sont de mèche, partiellement.
On se moquait d'un Bayrou moyennenment positionné au milieu, nous avons en plus un gouvernement partiellement au pouvoir qui prend des mesures partielles pour subvenir partiellement à nos besoins. Avec une menace suggérée genre "Moi ou le chaos".
Pourquoi pas mais ce que je ne comprend pas c'est la nécessité de prendre un ton convaincu et le souci de ne pas être contredit pour annoncer des lapallissades pareilles ? Christine Lagarde qui a inventé la croissance négative fourbit certainement déjà ses belles annonces de demain tant il est déjà certain qu'un quart d'heure avant sa mort, elle vivra encore.
Peut-on dés lors se satisfaire de ce moindre mal ? certainement. Faut-il le louer comme stratégie politique ou modèle de société ? cela parait bien présomptueux, fade et inutile. Le Grand soir a vécu je sais mais faut-il pour autant vivre de peurs en désenchantements ?
Sauf pour les intéressés évidemment qui durent ainsi tout au long d'une carrière faste, régulière, entière, le contraire de partielle quoi.
"Le cochon dit à la poule : "Les oeufs, pour toi, c'est un engagement partiel ; le bacon pour moi, c'est un engagement total"" racontait justement Philippe Meyer...

mardi 29 septembre 2009

Et maintenant ils rendent la justice...

Bien des affaires judiciaires se succèdent avec un triste point commun : leur dépendance au politique. Bien que nous pouvions noter ces dernières années leur forte propension à devenir avocat, nos politiques inquiètent par ce mélange dangereux des genres...
Evidemment la plus lisible concerne l'affaire Clearstream, cette granguignolesque histoire de fichiers manipulés. Qui aboutit à un scandale : Nicolas Sarkozy aurait un compte caché au Luxembourg. Une révélation somme toute étonnante pour ce résident de Neuilly jadis inquiété mais pas trop à la fin des années 90 pour des cadeaux de promoteur. Le même qui à peine élu s'envole pour un yatch de milliardaire avant de s'auto-augmenter de 172% et de passer des vacances de rêve à Wolfeboro. C'est vrai qu'affubler ce personnage marié à une riche héritière italienne d'un compte à l'étranger dépasse l'entendement... et que le costume de victime lui va comme un gant.
Plus léger voilà que le fils Fillon joue les fangio de bas étage, ou les Jean Sarkozy en voiture, c'est comme on veut, au volant du puissant 4x4 de papa. Une lourde contribution à la couche d'ozone, moins pour l'équité le coupable, euh pardon le prévenu pouvant se contenter d'une simple réprimande du juge... ayant perdu un point et 45 euros pour 92 kmh retenu contre 90, j'apprécie le geste et ne manquerai pas d'en faire un autre à l'occasion...
A tout seigneur toute honneur, notre ancien président himself, personnalité préférée parmi les préférées vient de bénéficier d'un non lieu sur les accusations de détournements de fonds publics Mis en cause pour une affaire d'emplois présumés de complaisance payés par le cabinet du maire de Paris entre 1983 et 1998 le voilà tranquille et apte à regagner Saint Tropez.
Et voilà que l'actualité people se déplace vers la Suisse pour évoquer l'arrestation de Polanski. Et revoilà nos faiseurs de jugement poussant des cris d'orphraies devant l'audace d'avoir touché à l'un des leurs alors qu'ils en appellent à la prescription.
De quoi définitivement entériner deux évolutions majeures de leur personnalité : les politiques se prennent pour des vedettes et pour des juges.
Une mauvaise nouvelle pour le show-biz, les prétoires et les petites filles de treize ans.

vendredi 5 décembre 2008

Information - De l'intermittence et du spectacle

Dans la tourmente médiatique des effets d'annonces, rien n'est plus dangereux que de manquer quelques épisodes. Pour ne pas perdre le fil de l'actualité politique de notre pays force est de reconnaître qu'il faut une qualité essentielle : être inactif. Sinon vos occupations vont immanquablement vous faire manquer un plan de quelque chose : un plan contre la maladie, la délinquance, la crise financière, pour les PME ,la relance que sais-je.

Oui d'ailleurs je pense que c'est ce qui manque à la communication gouvernementale, une collection de "Que sais-je ?" reprenant chaque territoire occupé. Oui occupé comme la France ne l'a plus été depuis les années 40. Radio Paris est partout si l'on peut dire. Oui mais voilà, une réunion tardive par ci, un déplacement lointain par là et j'ai perdu le fil. Le pope orthodoxe est mort, Devedjian est nommé à moins que ce ne soit Hortefeu, a y est, je sais plus.
Je savais Patrick Devedjian soucieux d'une autre destinée mais tout de même, basculer dans l'église orthodoxe russe, lui, l'arménien, l'ancien du mouvement d'extrême droite Occident...
Bon alors ce doit être Brice Hortefeu mais cela parait encore plus curieux. même si ces derniers temps c'est vrai qu'il ne sentait plus en sécurité en France comme il le relatait sur BFM :
"Cet été, sur une aire d'autoroute, je rencontre cinq personnes noires. Comme elles ont l'air de me reconnaître, je vais vers elles pour les saluer et je leur demande: Vous êtes d'où? - De Caen - Oui d'accord, mais vous êtes d'où? - Ben... de Caen. Heureusement, j'ai compris à temps et je n'ai pas insisté. C'est là que j'ai compris toute la profondeur de ma mission ".
Mais de là à tout plaquer pour partir au milieu des blancs, certes, mais en terre communiste quand même ! pour un fils de banquier de Neuilly c'est plus qu'une conversion... Pis c'est le parrain, catholique, d'un fils Sarkozy...
Bon mais alors qui pour prendre la tête de l'eglise Orthodoxe ? on ne m'y reprendra pas de sitôt à n'écouter qu'épisodiquement la vie trépidante de notre beau pays. Il n'y a pas si longtemps j'avais connu bien des déboires à me remettre les idées en place quand, dans le même temps, on parlait d'un noir à la Maison Blanche alors queTony Parker remportait tous les suffrages, rentrait dans l'histoire, en atteignant 55 points. 55 points, sacrée majorité pensais-je benoîtement...
Et cette réforme des collectivités teritoriales, quelle affaire : je pensais la réflexion à peine engagée que déjà j'apprenais que la Présidente de la Communauté urbaine de Lille était élue... à Reims mais que son élection était contestée par... la Présidente de la région Poitou-Charente !
C'est à n'y rien comprendre, d'ailleurs, je n'avais rien compris.
Mais maintenant je me méfie, promis je croise mes sources, je vérifie deux fois qu'une.
Alors quand j'ai entendu que notre ancien premier Ministre, Dominique de Villepin, inculpé notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream, présiderait un conseil consultatif pour aider la Bulgarie à lutter contre ... la corruption, vous croyez tout de même pas que je me suis laissé prendre ?
Quoi, qu'est-ce que j'ai dit ?

lundi 10 novembre 2008

Obstacles - Peur sur la France

Je sais bien que la course d'obstacles, le turf, est un sport national mais là tout de même, il y aurait comme un maléfice sur notre pays que ça ne m'étonnerait pas. Des obstacles se dressent à la pelle qui ne doivent quand même pas qu'au hasard !


Tout commence avec un des derniers fleurons de notre technologie, non je ne parle pas du Rafale qui est un obstacle à lui tout seul, non je parle du TGV, ce fameux Train à Grande Vitesse que même la Californie nous envie. Et bien il n'avance plus, enfin disons par intermittence, là faute à des blocs de ciment posés deci-delà façon chasse aux trésors, trouvez la rose des vents. En plus dur.
Un tel symbole de puissance aussi simplement désarmé, ça vous fiche le moral d'un pays en l'air. Enfin en l'air, faut pas trop non plus y aller comme ça, si l'on veut bien se souvenir que notre glorieux Concorde termina sa carrière la faute à une lamelle mal placée du côté de Garges-Les-Gonesse. Peut être était-ce alors un avertissement que nous n'avons su interpréter...
Je passe sur nos déboires sportifs car en coupe du monde de rugby comme à l'Euro de football, nous possédions en notre sein notre propre obstacle, en la personne des sélectionneurs. Des fois la main mystérieuse joue des tours, Tony Parker ne vient y pas de se tordre la cheville après un match historique à 55 points et 10 passes ? Et vous voudriez me faire croire qu'il s'est blessé tout seul.
Sur le plan économique, ça n'est tout de même pas un long fleuve tranquille qui s'est dessiné là faute à des obstacles incongrus appelés pays émergents, compétitivité et libéralisme sauvage. Du coup nos grandes entreprises perdent peu à peu leur indépendance, Arcelor ou leurs marchés, Renault, ou leur savoir, Airbus.
Sur le plan social la rupture s'est rapidement concrétisée mais il s'agissait en fait de la rupture du pacte social, une notion qui ne semblait pas avoir été ainsi présentée pendant la campagne électorale... Les obstacles s'appellent chômage, précarité et inégalités.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir consommé, investi, dépensé pour faire tourner la mécanique. D'être devenu propriétaire aussi comme le voulait nos dirigeants qui, il n'y a pas si longtemps louaient les crédits généralisés et l'hypothèque audacieuse...
Mais tel le TGV, la mécanique s'enraye et bientôt le crédit se fait rare, les prix s'envolent et les banques s'affolent. Sacré virus que voilà dont l'antidote parait bien curieux : renflouer les endettés avec de l'argent public en espérant qu'ils regagnent bientôt leur mise sur le dos du grand public. A se demander si, des fois, nous n'avons pas une certaine propension à créer nous-même les obstacles qui demain nous ferons tomber...
Sur le plan politique, certains ont aussi lourdement chuté tel de Villepin la faute à de drôle de fichiers ou plus récemment de Lanoë la faute à la persistance d'une ennemie royale.
Les obstacles sont partout même là où on ne les attend pas : regardez sur le plan culturel, pourtant souvent un drôle de désert lisse et plat, Bigard stoppe prématurément ses représentations théâtrales faute de spectateurs alors qu'il remplissait le Stade de France avec de simples insanités. Ou sur le plan spirituel où la mort de Soeur Emmanuelle est quand même mieux vécu que le futur départ de Johnny.
Moi tout ceci m'inquiète un tantinet. Non pas que je craigne de sortir dans la rue ou de m'exposer en public, non, mais j'ai la désagréable impression que le pire nous guette à chaque instant, que la chance a quitté pour longtemps notre bel hexagone. La chance et le reste. Ce qui faisait notre image, notre histoire, notre grandeur. Une certaine idée de la France comme on disait jadis. Que nous n'avons plus. Que d'autres incarnent désormais comme les USA aujourd'hui. A tort ou à raison.
Et si ces obstacles n'étaient finalement que les signes répétés de notre inexorable déclin, déclin renforcé par l'exercice opportuniste et désordonné d'un petit Président, petit par son ambition réelle pour notre pays. De réformes en démantèlement, nous filons vers des lendemains qui déchantent.
Reste la nostalgie des temps glorieux pour conserver l'espoir et se souvenir que jadis il en fut pour défendre cette idée, une veille de 11 novembre on peut dire qu'ils furent des millions.
Mais alors que notre Président dîne ce soir avec le Prince de Galles, j'aime à me rappeler ces autres princes, ceux des Baux de Provence qui se définissaient ainsi : "Race d'aiglons jamais vassale". A bon entendeur...

samedi 8 novembre 2008

Politiques - Leur petite entreprise...

"Donnez tout pouvoir à l'homme le plus vertueux qui soit, vous le verrez bientôt changer d'attitude" prédisait déjà Hérodote. Entre autres dérives, les dérives financières sont donc presque vieilles comme le monde, elles n'en demeurent pas moins révoltantes surtout quand le climat économique vire à la crise.
La France ne manque pas d'exemples éloquents qui se multiplient ces dernières semaines presqu' avec la même vigueur que les fermetures d'entreprises.
Tout avait commencé prestement puisque notre Président s'était auto-proclamé une augmentation de derrière les fagots, 140% s'il vous plait, de celles que vous pouvez toujours rêver même en travaillant jusqu'à 70 ans. Avec le cadeau fiscal fait au copain pas dans le besoin, il y avait comme une orientation qui aurait pu être plus discrète si le contexte économique avait permis quelques menues compensations pour les autres. Pas de bol, ou manque de clairvoyance, pire de vision politique, c'est tout le contraire qui s'est passé rendant bien indélicat et impopulaire ces premières mesures. Pour autant, le fonctionnement quotidien des institutions ne s'en est pas trouvé plus perturbé que cela, l'Assemblée Nationale, très étroitement associée aux travaux présidentiels, s'accorde de similaires largesses.
La Cour des Comptes se devait au moins de le signaler à défaut de pouvoir le sanctionner. +47% d'augmentation budgétaire en à peine 10 ans, c'est une décennie glorieuse d'abus en tous genres entre travaux pharaoniques, prolifération de collaborateurs et frais de réception et de déplacements exponentiels. A l'heure où le gouvernement s'engage à ne pas remplacer les fonctionnaires partant à la retraîte par souci d'économie, il est tout de même surprenant d'apprendre que les 24 hauts fonctionnaires les mieux rémunérés de l'Assemblée preçoivent annuellement quelques 213 000 euros chacun...
Superbes et... pris sur le fait, nos chers voire trés chers députés l'ont promis, ils n'augmenteront pas leur budget l'an prochain. Fichtre !
Et les ministères jouent collectifs puisqu'ils ont embauché pas loin de 400 petits nouveaux affectés aux si secrets cabinets ministériels distribuant au passage de conséquentes primes atteignant les 5 millions d'euros.
Des chiffres contestés comme il se doit mais qui viennent à la suite de l'implantation des bureaux des ministères sociaux par exemple, décidée en... 1992 et qui verra le jour au mieux en 2011 ; ou la restructuration des locaux du Ministère de la Culture qui aura nécessité de ne pas les occuper... 15 ans ! Sans compter les nombreuses suites plus ou moins avouées dans chaque région.
On comprend peut être mieux pourquoi une vaste réforme des départements et régions est aujourd'hui lancée. Car face à ces dénonciations, le politique de droite comme de gauche réagit non pas pour corriger ses erreurs mais surtout pour mieux se protéger.
Déjà le régime spécial des députés faisaient saliver, pourquoi ne pas l'étendre et l'institutionnaliser ? Les futurs conseillers généraux et/ou régionaux comme leurs homologues consulaires devraient être significativement rémunérés quitte à faire des économies tout de même mais via les salaires des anciens salariés. Moins d'emplois publics pour plus de politiques, tel sera demain le slogan porteur de lendemains qui chantent. Libéraliser le service public pour qu'il soit accessible à ceux qui pourront se l'offrir, fonctionnariser les élus pour que ce ne soit accessible qu'à ceux qui pourront se l'offrir. Imparable. Ne cherchez plus Monsieur Balladur !
Leur petite entreprise ne connait pas la crise, au contraire, en temps de crise, la fonction politique devient encore plus attractive C'est pourquoi il conviendra de la préserver de trop de convoitise et d'envies révolutionnaires. L'instabilité, le risque, la peur, des termes barbares qu'ils ne veulent pas entendre et encore moins subir comme le commun des français. Alors place à la continuité, la sécurité, la sérénité dans l'opulence tant qu'à faire.
Herodote voyait Cresus comme l'homme aveuglé par la richesse qui, après l'épreuve, apprend à mépriser les biens, on peut toujours y croire....

dimanche 19 octobre 2008

FMI - DSK touche le fonds

J'avais ici malencontreusement compris que DSK était au RMI. Une enquête en cours nous confirme cependant qu'il est bien au FMI, qu'il y est déjà depuis quelques temps, voire qu'il s'y ennuyait un peu certains soirs mais enfin...
Oui DSK est adhérent du FMI, ce rassemblement d'hommes à Femmes Multiples Indemnisées. Notons que les deux premiers points ne vous amènent plus que rarement devant les tribunaux, c'est le dernier qui gêne nos prudes camarades américains qui s'y connaissent pourtant en favoritisme, Airbus peut encore en témoigner...
Ainsi donc DSK plutôt du genre à se présenter au-dessus de la mélée, est pris bêtement la main dans le sac pour garder une image corporelle décente. Avec une collègue mariée, lui, l'incarnation de la gauche caviar-people-médias bien comme il faut avec sa présentatrice de femme... le voilà descendu de son piédestal en même temps qu'il montait dans les sondages. Il n'est évidemment pas interdit de penser qu'il puisse y avoir d'ailleurs un lien de cause à effet, tout comme sa volonté de réformer le FMI et derrière l'ensemble du système financier peut ne pas plaire à tout le monde. Bienvenue en politique Dominique, la vraie, la grande, celle des plus hautes sphères du pouvoir, celle qui peut détruire en un instant des carrières patiemment menées.
Enfin osons tout de même imaginer que ces accusations puissent être fondées, DSK nommé par la grâce d' un gros coup de pouce de l'Elysée retrouvait à Washington sa belle-soeur qui retrouvait bientôt son mari, gentiment nommé lui aussi dans les parages avant qu'Anne Sinclair en personne ne soit rémunérée par le Figaro pour s'y installer également. Dans ce joyeux tintamare affaires privées-vies publiques, la maîtresse pourrait avoir eu sa part du gâteau sans que cela ne choque outre mesure. Et puis comme dirait ma boulangère, le Dominique, "il est peut être un bon économiste mais c'est pas Brad Pitt non plus". Aux Etats-Unis surtout, toute peine mérite salaire. Espérons pour DSK que sa peine ne soit pas aussi lourde que son salaire, il y perdrait beaucoup.
Finalement avec les soubresauts de Clearstream, le procés de l'Angolagate, les notes de l'ancien patron des RG ou les déboires des comptes bancaires de notre Président, les frasques extra conjugaux du futur candidat à la Présidentielle font office d'aimable mise en bouche, et, pourquoi pas sont de celles qui créent les légendes. Allons quoi, même Bill Clinton l'a fait, et avec une simple stagiaire s'il vous plait, alors que notre DSK s'envoyait en l'air avec une économiste chevronnée. Question de standing. Sur le coup, cela m'a d'ailleurs rassuré car les premières informations en ma possession faisaient état d'"une liaison de DSK avec Nagy". J'étais resté bien circonspect sur cette association étrange d'un ancien ministre avec le présentateur de Taratata... en fait Nagy, c'est une employée du FMI d'origine hongroise, un prêté pour un rendu en quelque sorte pour celui qui fut placé là par un petit descendant hongrois également.
Enfin, en pleine crise financière, les petits arrangements passés et bien actuels de nos politiques ne manquent pas de sonner faux malgré l'activisme de certains à vouloir nous faire croire qu'ils s'occupent de tout. Entendez, ils s'occupent de leurs petites personnes, de leurs proches et pour le reste, on verra s'il reste un petit quelque chose..
Je sais bien que comme le faisait dire Eric Rochant dans "Un monde sans pitié", un truc du genre "Si tout le monde s'occupait de son frère, de sa nana et de son meilleur ami, ce serait déjà moins le bordel". Certes, mais la politique ne doit-elle pas justement se retrouver au-dessus du lot ? Ces orientations font froid dans le dos d'autant qu'elles ne semblent que la partie emergée de l'iceberg comme le raconte Marianne sur les coulisses du pouvoir vues par les journalistes Valentine Lopez (I« Je vous propose une République fondée sur le mérite et où chacun aura sa chance ! » dixit Nicolas en campagne. On croise la fille de Gérard Longuet, engagée par le secrétaire d'Etat Hervé Novelli (qui militait avec son père à Occident), avant de rejoindre le cabinet de Luc Chatel. Ludivine Olive, employée par sa tante, Michèle Alliot-Marie, et Olivier Marleix, fils du secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales Alain Marleix, qui émarge au pôle social de l'Elysée, comme Sébastien Veil et sa femme Sibyle. Ce n'est qu'un début : François Guéant, rejeton du secrétaire général de l'Elysée, a intégré le cabinet de Rachida Dati avant de rejoindre celui d'Alain Marleix. Et Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat aux anciens combattants a embauché sa cousine comme attachée de presse de son parti Gauche moderne. Alors pourquoi ne pas y aller carrément ? La demi-sœur de Carla Bruni-Sarkozy, la jeune Consuelo Remmert a été recrutée en juin 2008 à la cellule diplomatique de l'Elysée. Roselyne Bachelot travaille bien avec son fils Pierre, qui fait office de conseiller parlementaire ! Il y côtoie d'ailleurs Isabelle Barnier, la femme du ministre de l'Agriculture. Les «femme de» sont légion Les deux journalistes rappellent aussi que les politiques, comme les commerçants de province, travaillent souvent en couple : En juin 2007, Xavier Darcos, le ministre de l'Education, avait nommé sa jeune épouse Laure directrice adjointe de son cabinet. Comme le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult, qui a embauché sa femme. Sans surprise, le premier à montrer le mauvais exemple n'est autre que le président de la République lui-même, qui accueille Marie-Laure Harel en tant que chargée de mission auprès de son chef de cabinet. La jeune Marie-Laure (24 ans) a connu une carrière fulgurante après une banale maîtrise de droit, notent les auteurs du livre, mais qui s'explique par sa proximité avec Cécilia ex-Sarkozy : « Au départ, le « mérite » de Marie-Laure Harel aura essentiellement consisté à fréquenter Judith Martin, fille de Cécilia Sarkozy, et à devenir sa meilleure amie », racontent les journalistes.
Ca va en faire des enquêtes internes si l'on introduit en France cette curieuse infraction !

lundi 8 septembre 2008

Environnement - Malgré un luxe de précautions

Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, a réuni les ministres des transports de l’Union Européenne, ainsi que leurs homologues de Norvège, de Suisse, du Maroc et de Tunisie, en présence de Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, pour un conseil informel les 1er et 2 septembre à la Rochelle afin d’échanger autour de quatre thèmes majeurs : -* les transports urbains -* la proposition de révision de la Directive Eurovignette -* la sécurité maritime -* les autoroutes de la mer.

Voilà ce que vous pourrez lire sur le site officiel. Dans la presse, vous n'aurez pas non plus manqué la promenade à vélo du Ministre Borloo pourtant absent des débats préalables.

Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes sauf quand il est finalement avéré que quelques 70 voitures haut de gamme ont été monopolisées pour les déplacements de proximité de ces messieurs-dames. Des véhicules venus de ... Paris, à vide, pour l'occasion. Le coût carbone en prend donc un sacré... coup discrètement cependant, s'agirait pas de casser l'ambiance et les belles intentions. Heureusement qu'il ne s'agissait que d'un conseil... informel. On a évité jets privés et hélicos à foison.

Voilà qui convient bien pour illustrer le pompeusement nommé Grenelle de l'Environnement, tout dans les effets d'annonce, le reste on verra plus tard. Jadis écologie, aujourd'hui développement durable sont bien déclinés à toutes les sauces plus indigestes les unes que les autres. Le catastrophisme aussitôt brandit, les options radicales évoquées. Car le sujet interpelle le citoyen donc intéresse le politique. Les sondages frémissent, les élus s'en saisissent. Mais sans but, stratégie ou ambition. Il faut plaire et sembler mesurer le problème. Mieux, paraître capable de le régler, être responsable, éco-responsable comme on l'entend déjà. Car environnement et économie se doivent de faire bon ménage, l'or vert attise ainsi bien des convoitises. Comportements, moyens et discours sont donc délibérément optimistes et tournés vers demain. Pas question de s'intéresser au quotidien ou pire du passé récent. Les scandales sanitaires ont ainsi disparu subitement : de l'amiante on ne parle que peu malgré l'ampleur du phénomène, des éthers de glycol, des produits ou aliments cancérigènes pas. Il n'y a qu'à voir l'empressement de ces inattendues structures de veille promptes à rassurer au moindre pépin environnemental. A Tricastin, les fuites à répétition n'ont pas entamé le discours officiel fait de "fuites infimes", "quantité infinitésimale", "d'aucun danger pour la santé"...

Et que dire des déchets ? volatilisés... des productions des pays émergents ? inoffensives même si l'on etrouve par hasard du plomb dans des joeuts chinois ou de l'huile de vidange ukrainienne dans du pain industriel...

A ce jeu de dupe tout le monde est pourtant perdant puisque la nature ne peut se relever seule des dégats causés par l'homme et assumés par la majorité d'entre eux puisque la Chine et les Etats-Unis ne se soucient guère de ce qui est considéré comme un frein possible à leur croissance économique. Où sont les gendarmes du monde vert ? ben comme ils sont aussi clients de ces deux superpuissances, il ne la ramène que modestement et toujours avec le sourire.

Car le vrai enjeu de la nature aujourd'hui, il se trouve dans les ressources naturelles à posséder aujourd'hui, à réserver pour demain. Il n'y a qu'à regarder la carte des conflits pour mesurer son adéquation avec celle de l'énergie, Irak, Afghanistan ou Géorgie peuvent en témoigner.

Pas de quoi non plus s'inquiéter en France où les élus, forts de leur véhicules de fonction, invitent les français à se déplacer à vélo ou en tramway. Ces même tramways que leurs prédécesseurs avaient décidé de démonter. La voiture des autres est donc tabou car consommatrrice d'un essence qui remplit les caisses vides de l'Etat. Cherchez l'erreur. Alors il faut limiter la limitation des voitures par exemple aux seuls centre-ville. Moyennant péage vous pourrez passer. Sinon c'est à pied. A Londres, vous avez ainsi l'impression d'être au salon de l'auto car vous ne croisez que Porsche, Ferrari, Aston Martin. Enfin la nuit tombée, vous ne croisez plus personne, la ville est morte comme demain nos centre-ville. mais qu'importe, des décisions courageuses auront été prises certes inefficaces, certes insuffisantes mais peut être capables de faire gagner une élection. Et c'est bien là l'essentiel. Le modèle nous vient de l'autre côté de l'Atlantique, Al Gore et son film "Une vérité qui dérange" a fait un tabac dans le monde entier. Porté aux nues, Prix Nobel s'il vous plait, il n'a finalement qu'un seul défaut cet ancien Vice-Président : sa carrière politique est derrière lui et il ne représente plus aucun danger pour aucun pouvoir !

mardi 12 février 2008

Pause sur la vanité

Un mal ancien et toujours actuel...

"
La vanité est une ambition toute personnelle ; ce n'est pas pour ses qualités réelles, ses mérites et ses actions, que l'on veut être estimé, honoré et recherché, mais pour soi-même ; aussi, la vanité convient-elle surtout à la beauté frivole." - Johann Wolfgang von Goethe.

"La vanité est si ancrée dans le coeur de l'homme, qu'un soldat, un goujat, un cuisinier, un crocheteur se vante et veut avoir des admirateurs ; et les philosophes mêmes en veulent ; et ceux qui écrivent contre veulent avoir la gloire d'avoir bien écrit ; et ceux qui les lisent veulent avoir la gloire de les avoir lus ; et moi, qui écris ceci, ai peut-être cette envie ; et peut-être que ceux qui le liront ..." - Blaise Pascal.

"Rechercher l'honneur veut dire : "Se rendre supérieur et désirer que cela paraisse aussi publiquement." La première chose manque-t-elle et la seconde est-elle néanmoins désirée, on parle de vanité. La seconde manque-t-elle sans qu'elle soit regrettée, on parle d'orgueil." - Friedrich Nietzsche.

« Ce qui nous rend la vanité des autres insupportable, c’est qu’elle blesse la nôtre. »
« Rien ne devrait plus humilier les hommes qui ont mérité de grandes louanges, que le souci qu’ils prennent encore de se faire valoir pour de petites choses. »
-
François VI, duc de LA ROCHEFOUCAULD,

"La vanité consiste à vouloir paraître ; l'ambition à vouloir être ; l'amour-propre, à croire que l'on est ; la fierté, à savoir ce que l'on vaut". - Comte Rackzinski

"La vanité humaine est si grande que le plus ignorant croit avoir besoin d'idées."
- Georges Clemenceau

"Pour les vaniteux les autres hommes sont des admirateurs". - Antoine de Saint-Exupéry

"Il y a quelque chose de plus haut que l'orgueil, et de plus noble que la vanité, c'est la modestie ; et quelque chose de plus rare que la modestie, c'est la simplicité." Antoine de Rivarol

jeudi 10 janvier 2008

Villepin-Forni, destins croisés et visions divergentes...

Le décès de Raymond Forni, Président de la région Franche-Comté a permis, et c'est heureux, de mettre en lumière un parlementaire de l'ombre.
Mieux, un enfant de la République, immigré naturalisé français a 17 ans, issu de classe modeste, d'abord ouvrier qui peu à peu saura s'élever et gravir bien des échelons.
L'hommage unanime aujourd'hui rendu à ce noble homme public fait du bien en ces temps incertains et la présence de politiques de tous bords à ses obsèques nous rappellent que l'aveuglement n'est pas le seul critère de débat.

L'ancien ouvrier chez Peugeot et l'ancien Président de l'Assemblée Nationale (2000-2002) ne faisaient donc qu'un. Le bac, il le passa par correspondance, puis direction la fac de droit de Strasbourg et un statut d'avocat stagiaire à 27 ans... avant d'entamer une vie de parlementaire active, il fut ainsi le rapporteur de la loi sur l'abolition de la peine de mort.
"Sa trajectoire témoigne de la capacité d'intégration et d'élévation par le mérite qu'offre la République " estime le Président de la République.
Ironie de l'histoire, signe des temps, au même moment où l'on enterre ce méritant, quelques images fugaces nous montrent Dominique de Villepin prêtant serment dans son bel habit d'avocat tout neuf ; Pour un homme mis en examen ce n'est pas banal...
Une intégration au barreau "sur dossier" comme avant lui Strauss-Khan, Pierret ou Copé.
Mais pas comme Monsieur Forni.
Une autre époque s'en va - la République par le mérite à vécu. Je n'ai plus de devoir envers la République, ce qu'elle m'a apporté. J'ai des droits voire des exigences envers celle-ci.
On sait ainsi que les nombreux conseillers du président Sarkozy qui gravitent autour de l'Elysée ont tous vu leurs émoluments sortir des grilles classiques de la profession ; motif , ils travaillaient jusqu'alors dans le privé, normal de s'aligner...
Aujourd'hui le politique veut faire carrière, mais avec les intérêts, durer, se coopter sur les bancs des mêmes assemblées, gagner de l'argent, vivre comme un millionnaire, s'assurer une reconversion de haut niveau, pas prendre des cours du soir... parce que je le vaux bien... il me faut ces avantages pour que la République me mérite...
et bien sûr donner son avis sur tout
"Tout n'est pas politique mais la politique s'intéresse à tout" Machiavel

dimanche 2 décembre 2007

Monde - Quand le ciel nous tombe sur la tête


Les actualités du Monde nous arrivent à grande vitesse ; nous voilà bien informés. Nous voilà bien avancés souvent tant il nous semble que l'on revient bien souvent en arrière...

C'est d'abord un pays bien proche de notre hexagone et qui traditionnellement prête à rire. Mais on sombre aujourd'hui dans la tragi-comédie en Belgique. Un nouveau genre d'humour pour un nouveau genre de système politique, l'Etat sans gouvernement. Quand riches du Nord et pauvres du Sud ne se supportent plus, quand Flamands et Wallons ne parlent plus la même langue, pas sûr que ce soit drôle longtemps... Un pays de bientôt 200 ans ainsi paralysé pour beaucoup et pas grand chose à la fois. Et qui ne tient plus qu'à un fil.

C'est un pays plus éloigné, jadis même inaccessible pour cause de rideau de fer, qui s'essaye difficilement et sans grand succés à la démocratie. La Russie organise des élections pour faire comme si mais à la condition expresse de connaître à l'avance le résultat. L'ex KGB s'est mué en Gentil Organisateur de super Président Poutine. Même un champion du monde d'échec ne récolte comme tout égard que bousculade et arrestation... Le parti présidentiel double son score, de 2003, voilà qui va faire rêver en France. Mais à part quelques petits esprits, on ne voit pas qui va rêver de cette mascarade au coeur d'un pays encore si militairement puissant.

C'est un pays bien plus lointain qui emprisonne pour cause de peluche, le Soudan. L'Islam ne transige pas avec le prophête nous dit-on. Pas question de nommer un ourson Mahomet sous peine de coups de fouet. Avec de tels principes éclairés, nous voici revenu joyeusement au temps du Moyen-Age. Peut être ces pays et civilisations n'ont ils pas encore atteint ce stade mais la mondialisation mélange tout au risque de confronter des mondes et des cultures par trop différentes. Pour quel résultat ? enrichissement et progrès ne paraissent pas trop à l'ordre du jour, on pourrait plutôt évoquer l'intolérance et la violence. Ca promet...

C'est une forêt plutôt luxuriante qui abrite des guerilleros style picaros qui font la nique au monde entier depuis 5 ans. Ingrid Bétancourt est en Colombie et les "grandes" puissances n'y peuvent rien, incapables de s'imposer, ils passent leur temps à parlementer, négocier. Une libération arrivera un jour on peut le souhaiter mais à quel prix ? celui de notre impuissance et de nos petits arrangements. De quoi donner des idées à tous les preneurs d'otages du monde entier...

C'est l'exotisme à l'état pur, la Birmanie, dont la junte décide en toute impunité de refermer ce pays sur lui-même et de s'occuper manu-militari de tout opposant, quand bien même il s'appelle Aung San Suu Kyi, prix nobel de la Paix assignée à résidence. Pour toute réponse, des sanctions d'ordre économique n'ont eu pour seul effet que d'appauvrir encore la population. Mais il est plus facile de mettre en place des sanctions économiques que de s'exposer politiquement à n'arriver à rien...

Et l'on ne parle pas de la Chine, de l'Afghanistan, de l'Irak, du Liban, du Tchad, d'autres régions fabuleuses où droits de l'homme, liberté, développement sont des mots tabous ou inconnus.

L'état du Monde se dégrade chaque jour un peu plus au risque de voir les communautarismes s'imposer soit via la religion, la région, la langue et pourquoi pas la couleur de peau ou le sexe ? Pendant ce temps, les grands dirigeants de ce monde se noient dans des verres d'eau et n'apportent aucune perspective. L'ONU n'a aucun poids, aucun impact. Ce n'est qu'une tribune politique. Dommage pour notre vieille Europe, à l'histoire politique riche, d'être aussi peu influente.
Il est peut être grand temps de doter les instances internationales de droits renforcés.
Les voyages "économiques" des uns en Chine, les guerres "économiques" des autres pour la maîtrise du pétrôle n'en prennent pas le chemin. A trop vouloir construire notre monde sur des bases uniquement financières, on en oublie le danger même de la politique : l'excés de pouvoir.
Alain disait "Tout pouvoir sans contrôle rend fou".
Alors, on fait quoi ?

vendredi 26 octobre 2007

Le chiffre - 20 ...


20, c'est le nombre de CDD sénior signés sur l'ensemble du territoire français depuis la mise en oeuvre de ce nouveau contrat de travail, il y a plus d'un an.

"Je me réjouis que les partenaires sociaux aient trouvé les voies d'un accord qui marque une véritable rupture avec les logiques du passé" . "J'y vois le signe de la vitalité du dialogue social, auquel je suis particulièrement attaché". "Comme je m'y étais engagé dans ma déclaration de politique générale, j'entends maintenant bâtir, à partir de cet accord, un plan stratégique ambitieux en faveur de l'emploi des seniors" .
Dominique de Villepin. Octobre 2005

Chiffres clés

• Taux d’emploi des seniors (55-64 ans) en France : 36,8% (moyenne de l’UE : 42%).

• La France est en 11ème position parmi les pays européens.

• Age moyen de cessation définitive d’activité : 58 ans.

• A 50 ans, probabilité d’embauche 2 fois inférieure à celle des 30-49 ans.

• En 2050, 1/3 de la population aura plus de 60 ans.

• Objectif pour 2010 fixé par le sommet de Stockholm : taux d’emploi de 50%...

lundi 9 juillet 2007

Politique et rugby - Sarkozy joue avec la droite et la gauche


A l'approche de la coupe du Monde de rugby, la France se prépare en connaissant déjà le nom de son demi-d'ouverture, Nicolas Sarkozy. Trés mobile, trés médiatique, petit gabarit pouvant se faufiler partout, il est aussi le roi du contrepied même si parfois il fait les mauvais choix. On se souvient que son association avec le demi de (dessus la) mélée Balladur n'avait pas donné grand chose. Le voilà après avoir beaucoup travaillé sa passe, le roi de l'ouverture à gauche. Ce qui n'est pas sans décontenancer son équipe tout autant que l'adversaire.
C'est vrai que leader incontesté de la droite en ayant tué le père, Chirac, et le frêre d'armes, Villepin, il n'avait guère sous-entendu recourir à de si nombreuses compétences dans le camp d'en face. Est-ce à dire qu'il n'en a pas trouvé suffisamment parmi ses petits camarades ? le vestiaire gronde. Ou qu'il recrute large à tour de bras pour mieux affaiblir l'adversaire à l'instar du Stade Français dans notre championnat national ? après le FN, sus au PS. Ou qu'il récompense des adversaires valeureux qui n'ont peut être pas tout fait, loin s'en faut, pour que leur capitaine Royal l'emporte ? Besson n'était peut être que le plus visible des rats du navire socialiste... En rugby, même s' il faut de tout pour faire une équipe, il y a ceux qui jouent du piano, et ceux qui les déménagent, la loyauté et la défense du maillot ne sont pas de vains mots.
Et puis, un bon demi d'ouverture, au-delà d'être le lanceur du jeu offensif et défensif, doit aussi assurer au pied la profondeur du jeu de son équipe plutôt que de rentrer dans tout ce qui bouge. Et savoir être décisif dans ses pénalités. Pour l'heure on attend toujours de voir...
Toute ces stratégies sur tableau noir donnent le tournis et l'on comprend mieux son choix d'appeler à ses côtés Bernard Laporte.

Il faut cependant se rappeler que si le rugby est un sport de voyou pratiqué par des gentlemen, la politique elle représenterait plutôt l'inverse !!!

vendredi 6 juillet 2007

Politique - Galouzeau de Villepin, prince des galopins !


Drôle de République tout de même qui, à défaut de sentir vraiment la rupture sent toujours autant le souffre. Une perquisition chez l'ancien premier Ministre après une tentative du même acabit à l'Elysée il y a quelques temps, pas sûr que l'on puisse mettre tout cela sur le dos du passé. Un ancien Président qui décide s'il est ou non justiciable, un ancien premier Ministre repris de justice, battu aux législatives et qui est victimisé partout, et voilà la droite rattrapée par ses vieux démons pas si vieux que cela finalement. Sans parler d'une nouvelle Première dame qui s'autorise une carte bleue... d'accord elle n'a plus les pièces jaunes de sa prédécesseuse mais tout de même, étrange culture publique !
A gauche le Monsieur sang contaminé Fabius étant même pressenti au FMI, on boucle la boucle et risque de laisser un petit goût amer dans la bouche de tous ces français mobilisés pour voter aux présidentielles. Il ne faudrait pas que dans ce contexte non plus ouverture rime bientôt pour les français avec pourriture...
Certes la bataille face à l'extrême droite a été remportée tandis que l'extrême gauche a été contenue. Il n'en reste pas moins que par un effet de levier quasi automatique, les extrêmes se nourrissent de cette atmosphère suspicieuse. Ils n'auront pas de sitôt l'occasion de s'exprimer dans les urnes mais espérons qu'ils ne se subliment pas dans la rue lors de manifestations qui, au gré des réformes mal préparées annoncées, risquent de se dérouler. Après l'université dont la copie a été revue et corrigée, l'Europe dont le tour de passes-passe du mini-traité agrémenté d'un report de la maîtrise de nos dépenses publiques est moyennement apprécié de nos voisins, la justice accouche aussi d'une souris dont les magistrats n'ont que faire.
Dans ce climat délétère, si en plus l'impression dominante est d'avoir été berné par des annonces sans fondement ni profondeur, il y aura des déçus. Et le français déçu n'est pas commode ! On a parlé de sursaut démocratique, de confiance renouvelée en la politique mais le plus dur est à venir, faire durer ce sentiment pas par les symbôles et les grands discours, mais par le quotidien d'une action concrète irréprochable. Parler de rupture, de réforme, de renouveau, quand les mêmes causes et hommes provoquent les mêmes effets, c'est bien aventureux.
Que n'avait raison Sénéque quand il disait :"La déception est bien moins pénible quand on ne s'est point d'avance promis le succès."



vendredi 29 juin 2007

Société - Guy Roux, la retraîte ou l'activité ?


Curieux épiphénomène que ce rejet du contrat du doyen des entraîneurs français. Certes l'homme fut souvent suffisament pointilleux avec les réglements pour qu'on lui renvoie un peu l'ascenceur. On se souvient ainsi des difficultés de certains entraîneurs d'origine étrangère, comme Vahid Halilodzic, à obtenir le droit d'entraîner sur notre sol. Pour autant dès lors qu'un club est prêt à l'engager, il serait peu concevable que par son âge il se voit refuser le droit d'exercer un métier particulier pas forcément physiquement usant mais par contre très précaire. Dans le climat actuel ou les lois Fillon n'ont eu aucun effet sur le départ encouragé ou forcé de nombre de cinquantenaire en pré-retraîte, et où notre pays possède un des taux d'inactivité des plus de 50 ans record, on voit mal comment ce symbôle de la France qui travaille longtemps pourrait être décapité. Et c'est tant mieux car au-delà de la polémique il y a une vraie curiosité sportive à découvrir ce que Guy Roux peut faire dans un autre environnement. Lui qui n'a pas entraîné d'autres clubs, qui se serait bien vu à la tête de l'équipe de France a l'occasion sûrement unique d'exporter son savoir-faire. Laissons faire, le football professionnel est suffisament cruel pour que l'aventure se stoppe d'elle-même si les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Et puis il y a une drôle d'hypocrisie à vouloir intégrer cette activité dans le monsieur toutlemonde alors que d'autres comme les artistes ou les politiques ne sont pas si regardant. Pourtant encadrer 25 jeunes hommes en short sur un terrain de foot c'est quand même moins exigeant que de diriger une ville, un conseil général ou régional ou de représenter une circonscription et de voter des lois.
Alors si Monsieur Roux doit se démettre espérons que tous les hommes de son âge au pouvoir, par solidarité, se démettront également.

mercredi 6 juin 2007

Politique - vague bleue attendue, démocratie espérée

Bon ben voilà dans la foulée des présidentielles on voit mal qui s'opposera à une vague bleue. Les roses sont plutôt fanés et les oranges risquent de stopper au rouge...
Pourquoi pas après tout même si la pseudo ouverture pronée par les nouveaux hommes en place n'est pas dénuée d'arrière pensée : les réformes favorables sont discutées maintenat, il restera 5 ans pour faire passer les autres...
Un mot pour Bernard Kouchner que j'ai toujours admiré pour ses engagements. Mais celui hâtif pour rejoindre un gouvernement de droite avant même les législatives me laisse un goût amer. d'autant que sur le Darfour il doit déjà faire marche arrière...
Un mot sur Bayrou dont les choix d'indépendance risquent de coûter cher en terme de représentativité à la prochaine Assemblée. Mais après tout c'est aussi à la capacité des hommes politiques à gérer leur période de disette qu'on reconnait, ou pas les futurs hommes d'Etat.