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mardi 12 février 2008

Pause sur la vanité

Un mal ancien et toujours actuel...

"
La vanité est une ambition toute personnelle ; ce n'est pas pour ses qualités réelles, ses mérites et ses actions, que l'on veut être estimé, honoré et recherché, mais pour soi-même ; aussi, la vanité convient-elle surtout à la beauté frivole." - Johann Wolfgang von Goethe.

"La vanité est si ancrée dans le coeur de l'homme, qu'un soldat, un goujat, un cuisinier, un crocheteur se vante et veut avoir des admirateurs ; et les philosophes mêmes en veulent ; et ceux qui écrivent contre veulent avoir la gloire d'avoir bien écrit ; et ceux qui les lisent veulent avoir la gloire de les avoir lus ; et moi, qui écris ceci, ai peut-être cette envie ; et peut-être que ceux qui le liront ..." - Blaise Pascal.

"Rechercher l'honneur veut dire : "Se rendre supérieur et désirer que cela paraisse aussi publiquement." La première chose manque-t-elle et la seconde est-elle néanmoins désirée, on parle de vanité. La seconde manque-t-elle sans qu'elle soit regrettée, on parle d'orgueil." - Friedrich Nietzsche.

« Ce qui nous rend la vanité des autres insupportable, c’est qu’elle blesse la nôtre. »
« Rien ne devrait plus humilier les hommes qui ont mérité de grandes louanges, que le souci qu’ils prennent encore de se faire valoir pour de petites choses. »
-
François VI, duc de LA ROCHEFOUCAULD,

"La vanité consiste à vouloir paraître ; l'ambition à vouloir être ; l'amour-propre, à croire que l'on est ; la fierté, à savoir ce que l'on vaut". - Comte Rackzinski

"La vanité humaine est si grande que le plus ignorant croit avoir besoin d'idées."
- Georges Clemenceau

"Pour les vaniteux les autres hommes sont des admirateurs". - Antoine de Saint-Exupéry

"Il y a quelque chose de plus haut que l'orgueil, et de plus noble que la vanité, c'est la modestie ; et quelque chose de plus rare que la modestie, c'est la simplicité." Antoine de Rivarol

mercredi 28 novembre 2007

Pensées - Attali ou le triomphe de l'égo durable


Jacques Attali est partout, parle beaucoup, sur tout. A croire qu'il s'identifie à certains hommes politiques à succès, lui qui de son propre aveu "vit une seconde jeunesse".
Entre nième ouvrage paru, présidence d'une commission qui, suprême honneur, porte son nom, développement de son concept humble de Planet finance, il n'arrête pas.

Ancien haut fonctionnaire, économiste, écrivain puis homme d'affaires il est parfois comparé à un Pic de la Mirandole" moderne. Faut dire que le cursus du Monsieur plaide en sa faveur : polytechnique, école des Mines de Paris, Science Po Paris, ENA... il peut entrer au Conseil d'Etat à ... 27 ans !
Homme de l'ombre de Mitterrand, il construisit sa légende sur les notes quotidiennes qu'il rédigeait à l'ancien Président. Avant de prendre son envol. Irresistible besoin d'ascension, de reconnaissance, de consécration ?
Son retour sur la scène politique, après des passages parfois scabreux par les affaires, dans le camps d'en face qui plus est, ne peut qu'alimenter un sentiment malsain : le besoin irrépressible de lumière, le souci de laisser quelque chose dans l'histoire, que l'on parle de lui n'aveuglent t'ils pas cet esprit brillant fasciné par son égo ?
Jacques Attali est un homme de principe, sûrement, d'ailleurs il n'évoque pas sa vie privée mais ajoute volontiers qu'il est sorti « avec plusieurs femmes célèbres et que cela ne s'est jamais su »...
Tout Attali en somme. Le sherpa de 1981 s'est mué en ultralibéral éclairé qui veut libérer la croissance d'aujourd'hui tout en prévoyant l'avenir du monde de demain.
Celui qui fit rentrer à l'Elysée les époux Hollande vénère aujourd'hui Nicolas Sarkozy.
Trop heureux de s'être vu donner une seconde chance par un Président de la République coutumier du fait de réveiller les égos endormis, il est prêt à tout justifier.
Le voilà qui vole même au secours de Rachida Dati et de sa réforme de la Justice pour mieux stigmatiser les "prétendues" élites locales, ces "notables de quelques villes" qui osent s'opposer. Et de les rendre responsables des fermetures de tribunaux par leur incapacité à "éviter le déclin de leur ville". A mieux lire Attali, on comprend que ces prétendues élites sont les "élus, avocats et fonctionnaires".
Vu son cursus et son parcours professionnel c'est un jugement tout de même particulier car n'en représente t'il pas la quintessence, lui, de cette technocratie ? N'y a t'il donc pas de responsabilité de l'Etat dans les cataclysmes économiques que certaines régions ont pu connaître ? Faut il donc rendre seuls responsables de la fin de la sidérurgie en lorraine les élus locaux par exemple ? facile monsieur le conseiller.
Un conseiller qui explique que malgré cela, ces élites resteront en place car le peuple ne vaut pas mieux et donc ne les sanctionnera pas. Pourquoi nous ne valons pas mieux ? parce que nous avons "le sentiment que tout est dû" alors nous laissons filer les dépenses publiques en toute conscience...
Mais pas lui bien entendu, notre grand penseur est au-dessus de cela bien sûr, lui sait gérer c'est sûr. Pourquoi ne le laisse t'on pas faire d'ailleurs ? Ah oui, peut-être que parce qu'en tant que président de la Banque Européenne pour la Reconstruction Européenne il a laissé un sacré souvenir et une telle ardoise ! Les anglais en rient encore de ses dépenses fastueuses !
C'est vrai qu'il peut donner des leçons aux élites politiques lui qui n'a jamais affronté le suffrage universel.
C'est vrai qu'il peut imposer une morale lui qui a fondé une association à but non lucratif, Planet finance, ça jete non ? Bon d'accord le scandale de l'Angolagate l'a un tantinet éclaboussé mais moyennant une modeste caution d'un million de francs, le Grand Jacques n'a pas connu la prison, 20 ans après 1981. Recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence... Cela fait quand même tâche pour celui qui a, à plusieurs reprises, connut aussi la honte de l'écrivain dont on doute : plagiat, affirmation sans preuves, déformations de propos ont émaillé certains de ses ouvrages comme le fameux Verbatim. Mitterrand disait joliment de lui qu'il a "le guillemet facile" mais qu'« il est peut-être devenu plus soucieux du nombre de ses lecteurs que de vérité historique ». Tout Attali ça, soif de gloire...
Soif de gloire rime avec soif d'argent, souvent... alors en 2004, il replonge pour financement occulte de la municipalité de ... Saint Petersbourg. Accusé d'avoir perçu sans contrepartie deux millions de dollards il sera inquiété par la justice... russe.
C'est vrai qu'en manipulant tout cet argent c'est plus facile de dénoncer ces petites gens qui "défendent leurs avantages". Celui qui se fit l'apôtre de la fraternité prend ses distances avec le monde d'ici-bas.
Jacques Attali lui se donne un autre destin, supérieur forcément. Plus noble évidemment. Plus intelligent sûrement.
Théorique, assurément. Moins intéressé, faut pas pousser !!! Car finalement cette intelligence exceptionnelle n'aura jamais rien mis en application sans oublier de s'enrichir.
Un peu l'inverse de ces élites locales finalement qu'il dénonce...

Henri Bergson disait, Monsieur Attali, "La seule cure contre la vanité, c'est le rire, et la seule faute qui soit risible, c'est la vanité"...

mercredi 11 juillet 2007

Politique - Strauss Khan au FMI grâce à Sarkozy


Ainsi donc l'ouverture se poursuit, elle que l'on n'attendait même pas. Elle provoque plus que des remous puisque si DSK se place sur la voie royale du FMI, Jack Lang quitte les instances du PS pour se construire peut être aussi un autre destin. Destin, le mot est lâché. Kundera disait "La parodie n'est-elle pas le destin éternel de l'homme?". En terme de parodie nous voilà servie quand deux vieilles gloires de la politique jadis ministre d'un homme en qui il n'ont pas forcément toujours cru, pensent à leur destin. Pas celui de leur pensée, celui de leurs valeurs ni celui de leur pays comme on pourrait le penser venant d'homme politique. Non, ils pensent à leur petit destin personnel, à leur petite carrière individuelle. Vous me direz que là est la démocratie, la liberté de chacun mais enfin lorsque l'on manipule les mots, les concepts, que l'on cherche à convaincre les foules peut on ainsi parce que l'on n'est pas capable de s'imposer et de faire imposer ses idées, se rallier au premier petit caporal venu et renier ainsi des années de soit-disant engagements. Bien sûr, que cette tendance touche d'abord la gauche caviar n'est guère un hasard tant nous savons depuis toujours que sa proximité est grande avec la droite moderne : même éducation, même formation, même niveau de vie, même cercles d'amis...

Au-delà de la cohérence intellectuelle, il y a la cohérence de l'attitude, de la posture politique : comment peut on être à la fois candidat à la présidentielle au sein du PS puis acteur de la campagne électorale en s'affichant aux côtés d'une candidate, faire de grands discours dans des palais des sports combles pour dénoncer le programme sarkozyste, mobiliser 17 millions de personnes pour, la défaite venue, tout balayer lâchement dès 20h02, s'en détacher prestement pour mieux répondre à la première sollicitation flatteuse.
Voilà qui ne peut à mon sens être applaudit ou respecté. On ne peut combattre et ainsi durant des décennies incarner confortablement ce combat au sein de luxueux appareils politiques puis se démettre au nom de la supposée compétence de celui qui ne fut finalement ministre des finances que durant 2 ans, quelle légende !! et quel danger pour notre conscience politique !
Il me reste le mépris et la rassurante assurance que cette classe politique, de par son âge, a bientôt vécue. Vivement la prochaine !
Leur reste cependant le temps de méditer cette phrase lourde de Victor Hugo :
Réfléchis longuement avant de te faire applaudir par tes ennemis.