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dimanche 17 janvier 2010

Médias et politiques - La question de confiance

Le Crepol, Centre d'étude de la vie politique française, vient de rendre son étude annuelle, un baromêtre de la confiance politique...
On notera que cette information a bénéficié d'un assez net anonymat, il faut dire que Johnny a été bien malade, que les fêtes de fin d'année ont été propices aux niaiseries en tout genre et que notre Président occupe l'ensemble de son mois de janvier a célébré ses voeux a à peu près tout le monde en âge de voter ou de faire voter...
Toujours est il que l'enquête émanant de cette instance de Science Po révèle que 23% des personnes interrogées font confiance aux partis politiques. En fait il n'y a pas pire. Même le centre des impôts du coin ou le garagiste le plus proche sont mieux considérés. 71% ne leur font pas confiance. Un score délectable pour tout bon média sauf que les médias sont également cités. Mais avec 27% de côte de confiance, ils s'avèrent même moins bien notés que ...les banques (37%).
Voilà qui éclaire d'un jour particulier le psychodrame Peillon lors d'une récente émission politique sur la télévision publique.
A la question « Pour la défense de vos intérêts, en qui avez-vous le plus confiance ? » il faut bien admettre qu'ils sont... 1% à répondre, les partis politiques !
"A vous de juger" était consacré au débat sur l'identité nationale. Un choix pour le moins curieux puisque tous les sondages relatent le non-intérêt des français pour ce sujet sulfureux. Avec en invité vedette Eric Besson, affublé pourtant du sobriquet d'homme le plus détesté de France, et un combat annoncé face à la fille de Jean-Marie Le Pen. Celui-là même qui s'imposa dans la vie politique française à la suite d'une émission télévisée... une heure d'une drôle de vérité !
Au final, pour faire bref, c'est l'absence d'un second couteau socialite, Vincent Peillon, qui fait l'actualité. Voilà qui n'est guère flatteur pour les présents et le contenu débattu...
Tout fier de son mauvais tour d'annuler au dernier moment son engagement, l'homme politique illustre la triste faiblesse qui est la sienne face au média télévisuel. Condamné à agir en catimini, à mentir, à se cacher, vont ils finir à la Jean-Pierre Trieber, terrés dans les forêts qui nous entourent ? La faute au tube cathodique qui fait et défait les carrières à la vitesse de sa lumière...
Se satisfaire de la chaise vide est peut-être révélateur de l'incapacité du PS à se faire entendre et à argumenter. De sa peur d'être utilisé par un média sous influence certes mais alors si l'on n'a rien à dire et que l'on refuse le combat, n'y a t'il pas d'autres métiers plus appropriés que politicien ?
En lutte pour le titre d'organisation la moins appréciée de la population, les deux instances, partis et médias, rivalisent de choix hasardeux, précipités et populistes en espérant le déclic. Ils donnent pourtant plutôt l'impression d'avoir gagné une zone de sables mouvants et qu'à trop s'agiter ils s'enfoncent d'autant...
L'UMP n'a t'il pas été jusqu'à commettre un consternant Lip Dub pendant que le PS n'en finit pas de se rénover ?
A cet égard, la prochaine intervention télévisuelle du Chef de l'Etat sur TF1, avec les Régionales en ligne de mire, s'annonce cataclysmique avec Laurence Ferrari pour débuter et l'inénarrable Jean-Pierre Pernaut pour se sentir plus proche des français.
Pas sûr qu'elle redore le blason des uns et des autres pour autant.
Et si les français souhaitaient pour tout programme d'être juste informés simplement et objectivement ? sans analyse pré-conçue, stratégie non avouée et vraie manipulation ?
Vous ne savez pas faire ? excusez-moi. De vous avoir dérangés... et de ne pas vous suivre.

jeudi 10 décembre 2009

Lille - Les voyants du LOSC sont au vert

Lille a alterné en novembre le bon et le moins bien avant de monter nettement en puissance dans le dernier mois de l'année. 12 buts en trois matchs, 15 points pris sur 18... Sacrément chouette.
Le Champion de France au tapis à Villeneuve d'Ascq, il y avait de quoi pousser un bon ouf de soulagement couplé avec le sentiment légitime que l'équipe, plutôt brillante à l'échelon européen, trouvait enfin la bonne carburation dans l'hexagone. Les journalistes parisiens avaient beau ne souligner que le non-match bordelais, les supporters, tel votre serviteur, s'enflammaient un brin.
Le match suivant à la Mosson ne devait être qu'une longue douche froide. Sans ressort, sans envie, les dogues étaient aimablement balayés par des promus affamés. Sans révolte ni soupçon de combativité ils se laissaient ainsi proprement marcher dessus pour s'incliner logiquement 2/0. Le yoyo se poursuivait donc à l'heure de recevoir Valenciennes pour un derby inquiétant face à la meilleure équipe nordiste de cette première partie de championnat. Sous pression, obligés de bricoler une défense fébrile, le pire était à craindre face à VA joueuse et buteuse en diable. Que nenni, à l'issue d'un match de haute volée et d'engagement constant, Lille dynamitait le voisin en s'appuyant sur deux joueurs offensifs particulièrement en réussite : le revenant Frau et l'insaisissable Gervinho. Et nous voilà bien rassénérés avant un déplacement qui pouvait être décisif en Europa League à Valence. Las, à peine deux minutes suffirent pour que Landreau ne cherche le ballon dans ses filets et il fallut attendre la 90° pour que le Losc marque enfin. Mais le mal était déjà fait avec trois buts dans la musette. Pourtant, en jouant plus haut et plus vite les dix dernières minutes, les hommes de Rudy Garcia firent enfin jeu égal. Mais sans un grand Landreau le score aurait pu dangereusement enfler auparavant tant la défense lilloise s'était montrée dépassée à maints reprise. L'énigme Emerson étant même changée à la mi-temps... Valence bien supérieur avait-il pour autant besoin de tant de mansuétude ? un pénalty oublié par les 5 arbitres sur Gervinho, un autre pour une main d'un valencien dans sa surface, une faute comme dernier défenseur sanctionné tout juste d'un jaune... cela fait quand même beaucoup.
A l'heure d'affronter des lyonnais guère plus fringuants, le spectre d'une contre-performance flottait en tout cas dangereusement qui plomberait alors franchement le classement.
Mais rebelote et dix de der, l'OL marquait aussi vite pour s'envoler bientôt. On revoyait le naufrage de la défense lilloise à Valence en double ! Face à un Lisandro écoeurant de réalisme, Frau sauvait bien le match d'une tête rageuse bienvenue. Mais c'est ce même Lisandro qui clôturait la mi-temps sur sa troisième occasion. Lille touché mais Lille déterminé repartait à l'assaut dés l'entame. Et de stérile, la domination du milieu de terrain nordiste devint soudain prolifique pour augurer d'un retour pour le moins improbable. Les deux compères Frau et Gervinho mettaient au supplice l'arrière-garde de Claude Puel et Hazard tout frais rentré donnait bien des torticolis. C'est cependant Debuchy, superbe de volonté, milieu droit de formation reconverti arrière droit mais jouant pour une de ses premières fois ce soir là à ... gauche qui provoquait le penalty de l'égalisation. Un énorme Lloris entretenait l'illusion du match nul jusqu'à ce que notre géniale recrue ivoirienne délivre tout un stade pour signer un authentique exploit. Bonjour la confiance et l'ambition retrouvées !
En attendant des verts bien pâles (pourtant 5° budget du championnat !) le journalisme parisien pouvait de nouveau entonner sa ritournelle du non-match lyonnais. Lille est de retour dans le haut du tableau.

Et sa victoire nette et sans bavure face à l'Asse de Mirallas et Tavlaridis les replace même carrément dans ce championnat si serré à... deux points de la seconde place. le tout en pratiquant un jeu particulièrement attractif et offensif comme en attestent les 12 buts marqués en seulement trois rencontres et nos deux co-leaders du classement des buteurs Frau et Gervinho qui ont déjà 8 buts à leurs compteurs. Oh bien sûr la défense pose toujours question malgré un Rami au-dessus du lot et d'ailleurs auteur d'un coup-franc d'anthologie ce soir. Landreau n'est pas étranger à ses résultats lui qui rassure et annihile bien souvent l'occasion adverse qui aurait pu tout changer. Il n'en demeure pas moins que notre flanc gauche et dépeuplé et que notre défense centrale, si nous jouons l'Europe au printemps, mériterait une recrue de qualité. Reste que l'on se régale des prises de balles de nos attaquants, des jeux à une touche de balle et des montées rageuses de nos milieux défensifs. Mavuba à ce titre ne revient il pas à un niveau de jeu supérieur au Diarra bordelais ou au Toulalan lyonnais ? Comme Cabaye se replait à orchestrer et qu'Obraniak a remis la marche avant ça décoiffe pour le moins. Les états d'âme semblent rangés de côté et le coach viré cet été s'est reconstruit une légitimité. Pourvu que cela dure.
Ce rythme, il faudra déjà le tenir jeudi prochain pour venir à bout (même si un nul suffira peut-être) face à Prague. Histoire de se qualifier et de défier plus tard un grand d'Europe. Si Rudy Garcia arrive à faire un peu tourner en gardant le même niveau de jeu, c'est même le championnat très ouvert et peu dominé par les grosses écuries qui peut s'offrir. Face à un Monaco bien inconstant dimanche le Losc saura t'il ainsi enchainer ce calendrier démentiel ? Mais depuis quelques journées, l'on sait que le Losc peut tout autant en rêver. Renversant !

mardi 16 décembre 2008

Affaire Madoff - Qui peut... perdre des millions ?

A ce jeu nouveau, ersatz d'une émission bien connue, la réponse est : pas tout le monde car tout de même pour pouvoir perdre des millions encore faut-il en posséder. De cette première règle du jeu, le sieur Madoff en a tiré un règlement d'une complexité confondante. Tout est permis dés lors que la confiance et l'appât du gain est instauré.

C'est l'option appel à un ami qui fonctionne à merveille : j'ai confiance en cet ancien patron du Nasdaq, courtier reconnu et réputé de Wall Street. Mais ce qui m'attire le plus chez lui, c'est les gains qu'il m'assure, les taux qu'il revendique sans équivalent sur le marché. Palm Beach crie aujourd'hui à la trahison de l'un des siens..
Pourtant, s'ils n'avaient pas d'équivalent ces taux, peut être était-ce tout simplement parce qu'ils n'étaient pas justes, pas possibles, pas réels.
Mais l'option Avis du public ne fonctionne pas car dans ce monde de la Bourse, on se refuse au rationalisme, on laisse planer une part de doute, une part de rêve, une part de chance comme au casino. De ce marché financier nait un fantasme, celui de l'argent facile, de l'argent possible, de l'argent roi. Si le grand public avait pu, il aurait aussi confié ses économies au représentant d'une american way of life version couleur de l'argent.
Reste l'option 50-50 que le bon Bernard ne connaissait guère. Lui les investissements, il les a engagé à 100% dans son arnaque pour autant de pertes sèches. Le trou de 50 milliards de dollars est un et indivisible.
Vous me direz dans ce jeu comme dans l'autre, normalement, pour gagner, mieux vaut répondre aux questions tout simplement. Et ne pas se laisser bercer d'illusions ou berner par de fausses émotions c'est selon.
J'ai beau réfléchir à cette affaire dans tous les sens j'arrive pas à trop lui en vouloir au Bernard. Lui a joué et longtemps gagné. Dans l'histoire, c'est bien le seul. Qu'à 70 ans tout s'arrête n'enlève rien à son palmarès. Il a parié sur la cupidité des uns, riches particuliers, fonds bien pensants ou banques en mal de discrets, juteux et rapides bénéfices. Il les a d'autant mieux trompé qu'il les connaissait parfaitement bien ses cibles privilégiées, il vivait comme eux, partageait les mêmes endroits, les mêmes loisirs, le même langage. Mieux, il disait ce qu'ils voulaient entendre, leur promettait ce qui les faisait saliver. De l'immersion absolue vint la confiance aveugle aujourd'hui désenchantée. Pauvres petits hommes riches "trahis" autant dans leurs investissements que dans leur conviction, leur mode de vie.
La chute de l'icône ébranle un système si sûr de sa force qu'il reste abasourdi devant la rapidité et la facilité de la débâcle. De la simplicité de l'astuce aussi, vieille comme le monde. Comme deux tours jumelles qui s'effondrent, Madoff a fait s'écrouler la certitude qu'il y a un marché financier privilégié, opaque et sécurisé. Loin des turpitudes de la vie quotidienne ou des bulles à risques. Il a également au passage montré que les instances de contrôle n'avaient surtout pas cherché à contrôler un montage qui interpellait pourtant depuis de nombreuses années. Ironie de l'escroc, outre les riches retraités, les grandes banques ou les vedettes de tous poils, son arrestation jette un froid glacial auprès de nombreuses fondations et associations caritatives qu'il abreuvait de ses largesses...
Cynisme malsain d'un capitalisme aux abois, l'homme à qui tout réussissait, de qui l'on s'arrachait les précieux conseils et l'aimable compagnie n'était qu'un escroc génial. A l'heure de louer un système américain capable de propulser au pouvoir un avocat métis, le contraste des deux trajectoires est saisissant et incite plutôt à l'humilité. Du reste Barack obama va sûrement changer plein de choses mais il commence surtout par s'entourer d'une équipe rompue à l'exercice du pouvoir...
50 milliards partis en fumée c'est bien plus que le plan de relance rassemblé par tout un pays, le nôtre, c'est bien plus qu'il n'en faudrait pour éviter éventuellement qu'en 2008 on meure encore de la malaria ou que l'on jette dans la précarité le particulier coupable d'un modeste découvert.
C'est beaucoup d'argent joué, manipulé, caché, finalement perdu. Mais le jeu continue, frénétiquement, ce n'était qu'une mise mal placée, où est la terre promise, la martingale ? car elle existe dans la tête de millions de joueurs, cette idée fixe que la vie peut changer grâce à l'argent, pas par son travail, sa créativité, son imagination, non juste par l'argent. Un argent touché par la grâce, multiplié miraculeusement pour mieux être dépensé et donc exister. Et tant que cette petite idée insidieuse perdurera, il y aura des Bernard Madoff pour l'animer, la flatter, la mener au néant.
Et il y aura des crises pour que le plus grand nombre éponge les errements de ces quelques-uns à entendre des petites voix.
André Malraux disait "L'humanisme, ce n'est pas dire : "Ce que j'ai fait, aucun animal ne l'aurait fait", c'est dire : "Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête ."
C'est mon dernier mot Jean-Pierre.

vendredi 12 octobre 2007

Les méandres de la confiance


La confiance s'en est allée. Ca s'est passé un joli mois de mai. Comme une objection dans une vie bien réglée. Mais la surprise passée, un vrai coup d'arrêt.
Puis tant de temps pour analyser, réfléchir, penser, croire.
Croire qu'elle va revenir par la fenêtre ou l'escalier. Croire qu'elle n'a fait que sortir un instant, que tout va se réparer.
Penser que c'est triste à en pleurer. Penser qu'il y a pire mais ne pas le trouver.
Réfléchir à quand, pourquoi c'est arrivé. Réfléchir au temps passé et à l'avenir brisé.
Analyser sa vie à l'instant t. Analyser les erreurs et les actes manqués.
Parfois elle revient d'un coup pour de bon. Elle emplit d'air les plus timides poumons. Parfois elle se fait tirer l'oreille pour revenir vraiment. Se fait désirer, joue sa diva ou sa belle au bois dormant.
Parfois elle ne revient jamais car elle l'a décidé. Cet endroit par elle ne sera plus habité. Il faut s'y faire à ce vide permanent, aux doutes immobiles et silences triomphants. Il faut voir ce temps qui n'attend plus rien nous défier seconde après seconde. Il en sourit presque de tant dominer le monde. Un monde d'automne qui annonce le froid et l'absence, une ère glacée et résignée.

"Quand une fois on a accueilli le mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance" Kafka

jeudi 28 juin 2007

Sport - Natation, Laure Manaudou enchaîne les titres


Le syndrôme français du champion

Il a flotté ces dernières semaines comme un parfum de psycho-drame autour de Laure Manaudou. L'appliquée élève du devenu très médiatique Philippe Lucas était un peu l'enfant modèle besogneuse, obéissante, respectueuse du père. Et badaboum elle fait ses valises, et pour l'étranger s'il vous plait ! une passade d'adolescente qui fait vite craindre le pire. D'ici peu nous aurons droit à un nouveau best seller "Moi, LM, 20 ans, droguée, prostituée". Bon sportivement on en parlait déjà plus si ce n'est pour soupçonner un futur dopage. Elégant tout cela...

Des débuts de championnat de France timides et les voix des ténèbres ressurgissaient. Quelques jours ont passé et force est de constater que les titres sont au rendez-vous, les chronos arrivent, le sourire en prime ! avec peu de préparation c'est plus que bien pour notre championne. Ah, le mot est laché, championne, champion... des termes pas simples en France car à l'admiration et au respect se mèlent souvent la jalousie, la bassesse et une forme de réjouissance à les voir chuter. Dans d'autres pays, d'autres cultures, on en reste à un espèce de respect éternel pour ce que le champion a fait, pas chez nous. Il est impressionnant de constater le nombre de nos stars qui ont quitté notre territoire pour mieux s'épanouir. La réussite sportive en particulier dérange chez nous. Peut être parce qu'elle est indiscutable, imparable, elle s'impose par le chrono, la performance, le résultat. Parce qu'elle provient d'un don entretenu et développé par le travail. Plus le temps passe et plus l'image de la star et de la réussite s'éloigne de cette représentation : on rêve de gagner au loto, de participer à la star ac, d'avoir l'idée géniale qui va se vendre à des millions d'exemplaires. Et que dire des autres élites en place ? les politiques ne sont pas dans le domaine froid du résultat et ils en ont peur : pas question pour eux d'être jugé par un chrono ou de se remettre en cause chaque samedi. Ils préfèrent le lent calendrier électoral, les promesses sans lendemain qui ne seront pas analysées en vidéo par l'entraîneur adverse... et les artistes ?ils vivent de fait dans un monde virtuel, imaginaire, ils jouent des rôles qui n'existent pas, réalisent des performances qui ne sont pas mesurables.

Dans ce contexte, le sportif surtout individuel est isolé, fragilisé, il n'a nul part où se réfugier, il est une proie facile dans ce monde audimaté.

Oui mais voilà, le champion il a un truc que les autres n'ont pas forcément. Une classe, des tripes, du cran... qui lui font se dépasser et franchir des obstacles physiques et psychiques. Laure Manaudou en fait partie c'est une évidence. La planète nous l'envie. Réjouissons nous qu'elle ait su se détacher un temps pour mieux repartir; tant de jeunes champions disparaissent prématurément, lassés, usés. Qu'elle s'émancipe d'un bodybuilé chevelu qui se voit très beau n'est qu'une anecdote, il n'est qu'une anecdote de la natation quand elle bat tous les records. A l'approche des jeux olympiques, pourrions nous nous souder derrière elle, lui faire confiance dans sa préparation et faire la seule chose dont elle a besoin : la soutenir, l'encourager pour qu'en plus de marquer l'histoire sportive, elle devienne une femme comme elle l'aime. Et puis elle sera en Italie, bon, en 2000 on leur a fait reboucher des mégalitres de champagne en finale de l'euro, en contrepartie on peut bien leur laisser héberger notre Laure nationale !!