jeudi 12 juillet 2007

Musique - Superbus à Metz en concert


Dans le cadre de notre joli mois de juillet, la ville de Metz offre quelques concerts gratuits. Dernier en date, Superbus sur la place d'Armes devant 5000 personnes enthousiastes. Pas suffisament au goût du groupe au début mais enfin force est de reconnaître que la prestation d'ensemble ne manquait pas de punch et de décibels sous la conduite tonique et ferme de Jennifer.
1h20 plus tard dans le frais et la nuit fin du concert avec un petit goût d'inachevé et de manque d'investissement. On aurait aimé une fin plus tonitruante, des reprises, un peu plus de délire mais enfin le public très jeune à pas mal vieux est repartit content. Suite au prochain album, ça donnera du contenu supplémentaire aux concerts.
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mercredi 11 juillet 2007

Politique - Strauss Khan au FMI grâce à Sarkozy


Ainsi donc l'ouverture se poursuit, elle que l'on n'attendait même pas. Elle provoque plus que des remous puisque si DSK se place sur la voie royale du FMI, Jack Lang quitte les instances du PS pour se construire peut être aussi un autre destin. Destin, le mot est lâché. Kundera disait "La parodie n'est-elle pas le destin éternel de l'homme?". En terme de parodie nous voilà servie quand deux vieilles gloires de la politique jadis ministre d'un homme en qui il n'ont pas forcément toujours cru, pensent à leur destin. Pas celui de leur pensée, celui de leurs valeurs ni celui de leur pays comme on pourrait le penser venant d'homme politique. Non, ils pensent à leur petit destin personnel, à leur petite carrière individuelle. Vous me direz que là est la démocratie, la liberté de chacun mais enfin lorsque l'on manipule les mots, les concepts, que l'on cherche à convaincre les foules peut on ainsi parce que l'on n'est pas capable de s'imposer et de faire imposer ses idées, se rallier au premier petit caporal venu et renier ainsi des années de soit-disant engagements. Bien sûr, que cette tendance touche d'abord la gauche caviar n'est guère un hasard tant nous savons depuis toujours que sa proximité est grande avec la droite moderne : même éducation, même formation, même niveau de vie, même cercles d'amis...

Au-delà de la cohérence intellectuelle, il y a la cohérence de l'attitude, de la posture politique : comment peut on être à la fois candidat à la présidentielle au sein du PS puis acteur de la campagne électorale en s'affichant aux côtés d'une candidate, faire de grands discours dans des palais des sports combles pour dénoncer le programme sarkozyste, mobiliser 17 millions de personnes pour, la défaite venue, tout balayer lâchement dès 20h02, s'en détacher prestement pour mieux répondre à la première sollicitation flatteuse.
Voilà qui ne peut à mon sens être applaudit ou respecté. On ne peut combattre et ainsi durant des décennies incarner confortablement ce combat au sein de luxueux appareils politiques puis se démettre au nom de la supposée compétence de celui qui ne fut finalement ministre des finances que durant 2 ans, quelle légende !! et quel danger pour notre conscience politique !
Il me reste le mépris et la rassurante assurance que cette classe politique, de par son âge, a bientôt vécue. Vivement la prochaine !
Leur reste cependant le temps de méditer cette phrase lourde de Victor Hugo :
Réfléchis longuement avant de te faire applaudir par tes ennemis.

mardi 10 juillet 2007

Environnement - le développement est il vraiment durable ?

On l'entend, à défaut de le pratiquer, à toutes les sauces, on le décline, à défaut de bien le maîtriser, dans toutes les disciplines, il s'impose durablement dans notre environnement, je parle du développement durable bien sûr...
Une étape a été franchie puisqu'il n'y a plus de silence poli à son évocation mais, au contraire, signe des temps, un intérêt marqué, une sensibilisation affirmée. Mieux on se l'approprie. Tout le monde a même des idées sur la question, à son idée sur comment préserver notre avenir, notre planète...
Tellement que cela devient illisible, incompréhensible, peu crédible. Sans aucune relativité, tout est mis sur le même plan et la même valeur : le réchauffement climatique, la consommation d'eau, la pollution, le bio, le commerce équitable..
Et puis par un curieux effet de boomerang, le Développement Durable devient extrêmement individualiste, sorte d'effet de mode, il convient d'en être assurément chez nos Bobos. Il y a Gérard qui explique comment il recycle l'eau de pluie, Bernadette qui économise l'électricité, Robert qui roule à l'éthanol et Clémentine qui mange bio. Tout est son contraire quoi ce qui nous amène à nous interroger de savoir si cette notion ne va pas disparaître demain de ne plus être in ou dans l'air du temps.
D'autant que pendant ce temps là et en toute impunité, Chinois ou Américains produisent salement à des années lumières de toutes ces considérations. Combien de temps pourrons-nous encore nous cacher derrière de petits gestes quotidiens anodins et à l'efficacité toute relative si au niveau mondial des actions significatives ne sont pas menées, des sanctions prises ?
A défaut, c'est toute l'Europe occidentale qui s'exposera économiquement tout en perdant le soutien de sa population lassée d'être la bonne poire du monde.
Le respect de l'environnement nouveau critère de référence de l'ordre mondial ? ce serait tout bénéfice pour la vieille Europe ! alors messieurs les politiques ne rataient pas cette opportunité historique et ne décevaient pas tous ces écolos en herbe qui ne demandent qu'à être confortés dans leurs nouveaux engagements.

lundi 9 juillet 2007

Politique et rugby - Sarkozy joue avec la droite et la gauche


A l'approche de la coupe du Monde de rugby, la France se prépare en connaissant déjà le nom de son demi-d'ouverture, Nicolas Sarkozy. Trés mobile, trés médiatique, petit gabarit pouvant se faufiler partout, il est aussi le roi du contrepied même si parfois il fait les mauvais choix. On se souvient que son association avec le demi de (dessus la) mélée Balladur n'avait pas donné grand chose. Le voilà après avoir beaucoup travaillé sa passe, le roi de l'ouverture à gauche. Ce qui n'est pas sans décontenancer son équipe tout autant que l'adversaire.
C'est vrai que leader incontesté de la droite en ayant tué le père, Chirac, et le frêre d'armes, Villepin, il n'avait guère sous-entendu recourir à de si nombreuses compétences dans le camp d'en face. Est-ce à dire qu'il n'en a pas trouvé suffisamment parmi ses petits camarades ? le vestiaire gronde. Ou qu'il recrute large à tour de bras pour mieux affaiblir l'adversaire à l'instar du Stade Français dans notre championnat national ? après le FN, sus au PS. Ou qu'il récompense des adversaires valeureux qui n'ont peut être pas tout fait, loin s'en faut, pour que leur capitaine Royal l'emporte ? Besson n'était peut être que le plus visible des rats du navire socialiste... En rugby, même s' il faut de tout pour faire une équipe, il y a ceux qui jouent du piano, et ceux qui les déménagent, la loyauté et la défense du maillot ne sont pas de vains mots.
Et puis, un bon demi d'ouverture, au-delà d'être le lanceur du jeu offensif et défensif, doit aussi assurer au pied la profondeur du jeu de son équipe plutôt que de rentrer dans tout ce qui bouge. Et savoir être décisif dans ses pénalités. Pour l'heure on attend toujours de voir...
Toute ces stratégies sur tableau noir donnent le tournis et l'on comprend mieux son choix d'appeler à ses côtés Bernard Laporte.

Il faut cependant se rappeler que si le rugby est un sport de voyou pratiqué par des gentlemen, la politique elle représenterait plutôt l'inverse !!!

vendredi 6 juillet 2007

Politique - Galouzeau de Villepin, prince des galopins !


Drôle de République tout de même qui, à défaut de sentir vraiment la rupture sent toujours autant le souffre. Une perquisition chez l'ancien premier Ministre après une tentative du même acabit à l'Elysée il y a quelques temps, pas sûr que l'on puisse mettre tout cela sur le dos du passé. Un ancien Président qui décide s'il est ou non justiciable, un ancien premier Ministre repris de justice, battu aux législatives et qui est victimisé partout, et voilà la droite rattrapée par ses vieux démons pas si vieux que cela finalement. Sans parler d'une nouvelle Première dame qui s'autorise une carte bleue... d'accord elle n'a plus les pièces jaunes de sa prédécesseuse mais tout de même, étrange culture publique !
A gauche le Monsieur sang contaminé Fabius étant même pressenti au FMI, on boucle la boucle et risque de laisser un petit goût amer dans la bouche de tous ces français mobilisés pour voter aux présidentielles. Il ne faudrait pas que dans ce contexte non plus ouverture rime bientôt pour les français avec pourriture...
Certes la bataille face à l'extrême droite a été remportée tandis que l'extrême gauche a été contenue. Il n'en reste pas moins que par un effet de levier quasi automatique, les extrêmes se nourrissent de cette atmosphère suspicieuse. Ils n'auront pas de sitôt l'occasion de s'exprimer dans les urnes mais espérons qu'ils ne se subliment pas dans la rue lors de manifestations qui, au gré des réformes mal préparées annoncées, risquent de se dérouler. Après l'université dont la copie a été revue et corrigée, l'Europe dont le tour de passes-passe du mini-traité agrémenté d'un report de la maîtrise de nos dépenses publiques est moyennement apprécié de nos voisins, la justice accouche aussi d'une souris dont les magistrats n'ont que faire.
Dans ce climat délétère, si en plus l'impression dominante est d'avoir été berné par des annonces sans fondement ni profondeur, il y aura des déçus. Et le français déçu n'est pas commode ! On a parlé de sursaut démocratique, de confiance renouvelée en la politique mais le plus dur est à venir, faire durer ce sentiment pas par les symbôles et les grands discours, mais par le quotidien d'une action concrète irréprochable. Parler de rupture, de réforme, de renouveau, quand les mêmes causes et hommes provoquent les mêmes effets, c'est bien aventureux.
Que n'avait raison Sénéque quand il disait :"La déception est bien moins pénible quand on ne s'est point d'avance promis le succès."



mercredi 4 juillet 2007

Solutions Fillon - rendez vos portables !


Et bien oui, il fallait y penser, fifi l'a fait. Ainsi donc notre société connaît dans un certain nombre de domaines sociaux des déficits abyssaux. Mais notre nouveau Premier Ministre a bien analysé la situation. Une situation somme toute confortable transparaît, à des années lumières du catastrophisme annoncé. Bien sûr, nous avons des déficits mais tellement d'argent disponible ! il y a donc juste un problème de réorientation budgétaire, une affectation comptable quoi. Français nous sommes un peu niais. Sisi il faut quand même le dire. Au lieu de financer les vacances tout de même bien récurrentes de nos médecins traitants et de nos pauvres pharmaciens, deux professions dans le besoin comme chacun sait, nous achetons des portables, des connexions internet... des pains au chocolat. Heureusement, docteur Fillon a donc la solution : plutôt que de dépenser aveuglément pour notre petit plaisir on peut bien payer quelques euros de plus pour notre santé.

Avec des raisonnements comme ça, faut reconnaître que la France aura tôt fait de reconquérir la première place, au moins de l'humour politique, c'est déjà ça.
Pour réduire le déficit de la fonction publique, ne faudrait il pas simplement suspendre le salaire des fonctionnaires ?
Pour réduire le déficit des caisses de retraîte, ne faudrait il pas surtaxer la Côte d'Azur et créer un loyer spécial maison de retraîte ?
Pour réduire le déficit du commerce extérieur, ne faudrait il pas fermer les aéroports et obliger chaque citoyen à acheter français ?
En même temps, c'est étrange de proposer en parallèle des cadeaux fiscaux : les français les plus aisés ceux qui peuvent se payer des voitures à 50 000 euros, des maisons à 500 000 euros, en quoi ils ne peuvent pas payer d'impôt alors ?
Curieuse économie de marché tout de même qui, d'un côté, incite même les plus pauvres, à consommer le plus possible quitte à se surrendetter mais c'est pour la bonne cause, celle de la croissance - et de l'autre une critique acerbe de la consommation hédoniste, pourtant servie à longueur de journée par la publicité, et une leçon de morale pourqu'au final, ce soit les citoyens qui financent le social ! malin !

Bon allez soyez gentils, rendez vos portables ou déposez-les chez votre médecin traitant éventuellement !

Sport - LOSC, l'exode en guise de mercato


Pas folichon folichon l'actu du losc en ce début juillet. Déjà ils sont à l'Alpe d'Huez bien trop tôt, le tour de France ne part que ce week-end. Ensuite ils sont partis bien plus nombreux qu'ils ne reviennent, inquiétant !
Après les transferts bénéfiques de Bodmer et Keita à Lyon, celui attendu de Tavlaridis à Sainté, plus quelques jeunes dont Robail en ligue 1 belge et ligue 2 française, l'exode se poursuit avec les départs confirmé de Chalmé à Bordeaux et à confirmer de Rafael à Birmingham. Sachant qu'Odemwingue est aussi sur les starting blocks, c'est la moitiée de l'équipe en 1/8° de finale de la Ligue des Champions 2007 qui s'en va avec un milieu colombien en renfort et un arrière droit messin blessé. Pour un des meilleurs centres de formation de France, c'est une bonne nouvelle puisque ses pensionnaires auront incontestablement du temps de jeu dans la foulée des produits maison Cabaye, Fauvergue ou Mirallas. Après l'épisode Gignac finalement toulousain et à qui l'on souhaite de bien se planter, les rumeurs les plus folles courrent du côté de Luchin, le flambant neuf centre d'entraînement de Lille mais rien ne vient. Sans s'alarmer outre mesure, on peut tout de même penser qu'un défenseur central et un buteur expérimentés ne seront pas de refus pour aborder la ligue 1 exigeante et destabilisante à souhait. Dans l'attente de 2010 et la livraison du grand stade, nul doute que le club doit jongler entre ambition sportive et réalité économique. Mais il ne faudrait toutefois pas oublier que même Nantes n'a pas été à l'abri d'une descente et qu'il ne suffit pas d'avoir un grand stade il faut aussi le remplir de passionnés, de gens que le club et l'équipe sur le terrain fait rêver.
Premier rendez vous anecdotique ce dimanche LOSC-Lyon s'il vous plait. Espérons que Lille ne sera pas trop en retard de sa préparation et Wiltord pas trop en avance dans la circulation.

mardi 3 juillet 2007

Economie - les français favorables aux réformes


Ce doit être ça l'Etat de Grâce. Au début je croyait que c'était Monaco à cause de Grace Kelly ou les Etats-Unis, vu l'essor de l'obésité... mais non c'est ce que nous vivons maintenant dans notre bon pays ou tout le monde il est beau et il est gentil. Faut dire que toutes les mesures annoncées par le nouveau gouvernement sont toutes avantageuses à certains sans faire payer quoi que ce soit à d'autres, pour le moment. Si c'est pas de la démarche commerciale ça ! On est encore à l'heure des cadeaux, j'avais pas du bien suivre la campagne électorale car je n'avais jamais entendu parler de ces cadeaux et je trouve ça bizarre moi d'offrir comme ça des cadeaux à tout le monde alors que l'on avait rien demandé en fait. Pis tant qu'à faire des cadeaux, je sais que je suis difficile, mais j'aurais préféré que l'essence, le gaz... baissent, que mon salaire augmente vous voyez. Enfin bref on nous fait des cadeaux pour nous remercier de l'avoir élu en quelque sorte, ce qui est un peu navrant d'ailleurs car on a tellement loué le civisme des français à se mobiliser que c'est triste et bassement matériel de les remercier de la sorte. Trop idéaliste je vous dit le gars. Parmi les cadeaux, il y a ce fameux bouclier fiscal. Vache. Déjà le nom, on se croirait dans gladiator ! seul sur la piste du cirque, les lions arrivent et, heureusement, vous avez votre bouclier fiscal. Plus simplement, il s'agit d'éviter que les gens riches paient trop d'impôts, qu'ils aient plus de pouvoir d'achats pour pouvoir changer leur 4x4 BMW en Audi, s'habillent chez les grands couturiers italiens, achètent des résidences secondaires à Marrakech, partent en vacances aux Seychelles et envoient leurs enfants dans les meilleures universités américaines. Comme ça, ça fera du bien à l'économie française vous comprenez ?
Beaucoup comprennent puisqu'un tout récent sondage révèle que parmi les classes les plus modestes de notre pays, ils sont plus de 75% à reconnaître l'intérêt de ces mesures et, même s'ils savent ne pas être concernés, en reconnaissent l'utilité pour ceux qui vont en bénéficier.
Ah ce que c'est beau cette solidarité alors, cette conscience de classe non dénuée d'arrière pensée catholique, qui nous amène à soutenir notre prochain dans le besoin. J'allais encore m'insurger sur ces mesures sectaires, coûteuses, inégalitaires à souhait. Que suis je bête ! Ceux qui vont en pâtir le plus s'en réjouissent ! applaudissent car, secrétement, leur rêve ultime n'est il pas de faire partie de cette catégorie ? notre société ne fait elle pas tout pour que nous soyons en admiration non pas devant un grand professeur, chercheur, philosophe, non il nous faut du lourd, de la star puissante et riche, voitures de sport, jolies filles et yatch maltais à gogo... c'est chouette le star système. Alors ne me reste plus qu'à tirer ma révérence en espérant que lorque ces mêmes petites gens croiseront un sdf ils ne l'affubleront pas d'un "salaud de pauvre" de mauvais goût. Déjà qu'un chômeur est un "salaud de feignant" et qu'un rmiste est un "salaud de profiteur"...
Paul Laffitte ne disait-il pas "Un idiot pauvre est un idiot, mais un idiot riche est un riche".

dimanche 1 juillet 2007

Musique - rap, ordre établi et valeurs


Souvent la musique a joué au sein de l'histoire un double rôle d'agrément et d'aiguillon. Les mouvements nouveaux, le moyen d'expression d'une opposition ou d'une population opprimée se traduisaient aussi par la musique, des sons, des instruments, des inspirations autres.

Les révolutions comme les évolutions s'accompagnaient voire étaient précédées d'artistes aux partitions engagées et volontairement en rupture.

Ainsi en allait-il plus récemment du jazz noir américain en phase avec l'émancipation et la fin de la ségrégation, des zazous chez nous, du rock et de ses mouvements dérivés, punk, heavy metal...

Dans la continuité et dans une société qui se ghettoise, le rap est arrivé donnant un outil d'expression aux banlieues, un langage, un rythme. Un moyen d'exprimer leurs attentes, leurs valeurs.

J'avoue ne pas réussir à écouter un album complet de rap. Pour autant un sentiment étrange m'envahit au contact de cette "culture". La violence des propos et des attitudes n'a souvent d'égale que le peu de profondeur de leurs revendications. N'est pas Woodstock qui veut certes mais là où d'autres voulaient changer le monde que veulent les rappeurs ? à bien les écouter et regarder leurs clips, ils veulent des choses trés simples : de l'argent, des grosses voitures, des filles soumises à profusion, des bijoux comme s'il en pleuvait, des maisons de milliardaires, bref, une vie de star. Savez vous quelle est la marque la plus citée dans le rap américain ? Mercedes.

Hélas rien d'autres. Ce mouvement moderne de protestation revendique d'accéder au plus haut niveau pas pour changer quelque chose non, pour être au-dessus, dominer, s'imposer.

C'est un clin d'oeil étonnant et inquiétant qui veut qu'aujourd'hui la musique dite engagée ait pour ambition de promouvoir notre société actuelle dans ses plus grands excés : l'individualisme, l'ostentatoire, la richesse absolue. Le rap instrument de notre société de consommation ? doux refrain de l'économie de marché ? pâle chansonnette véhiculant nos vieux démons ? je le crois volontiers mais alors qui osera et comment exprimer la voix des plus petits, de ceux que l'on entend pas, de ceux qui souffrent et sont en danger ? plus le rock désormais affublé de la trés commerciale pop. Alors qui ?