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jeudi 5 mars 2009

Médias - course à l'échalotte et fausse note

La crise chaque jour apporte son lots de mauvaises nouvelles et inquiétantes prévisions. Les gesticulations plombent les sondages de popularité tandis que l'idée de réforme quotidienne fait au mieux pschiiittt. L'économie virtuelle a eu la peau de l'économie réelle mais la politique virtuelle veut survivre. Alors ? alors rien ne va plus dans les rédactions qui s'étaient pourtant bien faîtes à l'idée de répondre juste présent quand on leur demandait.
Oh bien sûr il reste quelques retours privés off avec le Président pour alimenter quelques maigrelettes chroniques mais enfin ce n'est plus comme avant voyez-vous. Des deux côtés médias comme politique, il faut revoir sa stratégie, repenser ses messages, investir de nouveaux territoires. Le second va prendre un peu l'air à l'étranger tout en sécurisant tous ses déplacements hexagonaux. Les premiers se ruent sur l'actualité dont ils espérent faire émerger quelques pépites. Tout est bon dans le cochon c'est vrai, ça l'est moins dans notre quotidien...
A Uckange en Moselle un enfant de 5 ans poignarde sa soeur pour une sombre histoire de jeux vidéo. Aussitôt la machine infernale s'emballe mélant éditorialistes, psychiatres, policiers, associations pour dénoncer le danger des jeux sur les enfants, et quelle drôle de génération ma bonne dame, et qu'est ce qu'on va devenir.... en attendant d'apprendre un peu plus tard tout de même que c'est en fait la maman qui a fait le coup, exit donc le plus jeune ennemi public numéro 1...
Qu'importe il y a déjà cette affolante série d'envois menaçants, des balles mon révérend, destinés à ce qui se fait de mieux en France, à savoir notre élite politique. Nous voici revenu aux effrois de la poudre blanche mais version plus matérielle. Le pays s'immobilise devant cet incroyable risque de voir les meilleurs d'entre nous, à commencer par Alain Juppé, pris pour cible. Certainement par une troupe de dangereux gauchistes habitant prés d'une ligne TGV et adorant chasser au 9 mm. Finalement il ne s'agirait que d'un modeste corbeau légèrement dérangé. Pas grave, on a tenu l'antenne quelques jours.
Plus sérieusement si la réforme de l'Education ne suscite pas d'émoi particulier chez les journalistes la tension monte d'un cran à l'apparition d'un modeste site internet qui faismesdevoirs.com. Parce que voyez vous que des sociétés privées proposent des cours particuliers moyennant finance c'est la loi du marché, z'avez qu'à avoir les moyens, mais que cela se passe sur internet aux yeux de tous c'est carrément inégalitaire. Sans que l'on sache bien pourtant si ce site est réel ou pas...
Et puis il faut quand même s'enquérir de cette malheureuse française emprisonnée au Mexique dont on se moque pourtant depuis des mois. Dont ils se moquaient car maintenant que le Président va au Mexique c'est le bon moment pour préparer l'opinion au sauvetage en direct, ou en léger différé. Après avoir raté Betancourt, l'heure de la rédemption médiatique a peut être sonné pour le pensionnaire de Air France One.
Enfin bref tous les moyens sont bons pour ne plus évoquer les conseils fumeux de Bernard K et l'insolente réussite professionnelle de sa compagne, les escapades nombreuses de Rachida à Dubai, les licenciements secs, les fermetures de sites à venir, les prisons surpeuplées, les hôpitaux surchargés, les chercheurs humiliés, le chômage démultiplié....
Alors plein feu sur notre retour au sein de l'Otan et cap sur la réforme des collectivités, deux il est vrai essentielles réformes à mener au coeur de la plus forte crise contemporaine...
Des départements absorbés par des régions fusionnées en grandes régions sauf les métropoles qui domineraient les intercommunalités elles-même bien supérieures désormais que les communes. Vaste programme de... vase-communicant où le but n'est pas tant de manger le mille-feuille territorial que d'y retrouver une place de choix, une place d'élu évidemment. A bas les structures mais sans toucher aux politiques professionnels sera donc le futur chantier gouvernemental là encore trés en adéquation avec l'actualité réelle des français.
A croire qu'ils ne sont plus que les héros d'un jeu vidéo imaginaire se déroulant dans un pays qui n'existe pas, nos politiques vont, viennent, parlent et n'écoutent pas un monde réel dont ils se sont coupés pour mieux se préserver.
Mais je m'emporte, l'actualité reprend ses droits, Nicolas reçoit Jack pour parler de Cuba, on n'attendait plus que ça...

samedi 1 novembre 2008

Crise - Les dindons de la farce

C'est vrai que Noël approche à grands pas et que le commerce n'a de cesse d'inventer de nouvelles traditions, alors si décembre annonce la dinde, octobre aura plutôt été le temps du dindon. Crise économique et réformes obliges, il n'y a que le médiatique volontarisme du Président de la république qui a désormais droit de citer dans notre beau pays qui, c'est vrai n'a de démocratie que le nom. Et en matière économique le fossé ne peut donc que se creuser entre ceux qui dirigent et le bas peuple.


Une des conséquences assez manifeste est d'ailleurs que le premier des Français dans ces périodes pourtant bien troubles, ne s'est pas exprimé une seule fois en direct aux français alors qu'il sut le faire à tort et à travers par le passé. Non la communication ne passe que par des canaux bien identifiés, codifiés et maitrisés. Tour à tour, grandes banques, chefs d'entreprises, préfets, politiques locaux sont sollicités ou utilisés pour l'annonce du jour, sorte de long monologue aux allures de dictée officielle pour les journalistes suiveurs qui sont d'ailleurs quasi officiels eux-aussi. En plus, ils trichent car souvent ils ont le texte avant, enfin...
Ainsi, Nicolas Sarkozy s'est exprimé à l'Elysée pour affirmer qu'on ne pourra "pas éviter qu'il y ait des licenciements", en évoquant les difficultés économiques consécutives à la crise financière. Il faisait cette précision somme toute conséquente devant les préfets, trésoriers-payeurs généraux (TGP) - la centaine de hauts fonctionnaires du trésor qui gèrent les finances publiques au niveau des département - et les représentants des principales banques du pays. Avouons que les interlocuteurs devaient ne se sentir que trés indirectement concernés...

En Savoie, il s'était entouré d'un parterre d'entrepreneurs à Argonay pour évoquer la création "avant la fin de l'année" d'un "fonds stratégique d'investissement" français destiné à soutenir les entreprises qui seraient en difficulté face à la crise économique. Mais comme ce plan se concentre sur des "filières jugées stratégiques" je me demande combien de ces entrepreneurs présents pourraient en bénéficier. Alors bien sûr, il y a aussi l'exonération de taxe professionnelle pour tout investissement matériel dans les entreprises jusqu'en 2011 mais encore faut il être en mesure d'investir ce qui généralement témoigne d'une situation financière plutôt bonne donc pas trop en rapport avec la notion de crise. D'où la surprise d'ailleurs d'un François Fillon qui comprend mal d'être vilipendé en province comme lorsqu'il se rend à Manosque au siège de l'entreprise L'Occitane pour évoquer le développement local. Société de 416 millions de chiffre d'affaires, avec un réseau passé de 10 à 900 boutiques avec 2 200 salariés, on ne voit tout de même pas bien en quoi cette entreprise représente le tissu économique actuel. Alors forcément il y a comme un contraste avec le monde extérieur, même à Manosque.

Dans les Ardennes, c'était l'heure des annonces pour l'emploi, enfin pour ne pas être au chômage. Là encore, pas de salariés ou de citoyens en vue pour déclarer augmenter de 100.000 le volume d'emplois aidés. Les petites et moyennes entreprises pourront recruter des CDD sans restriction pendant une période limitée, ce qui n'est pas neutre mais se déroule lors de tables rondes triées sur le volet destinées à dialoguer avec des chefs d'entreprise mais aussi des chômeurs ou des personnes en CTP (Contrat de transition professionnelle). Un CTP que les 1.000 salariés licenciés par Renault vont expérimenter, ce qui pour un dispositif dédié aux PME est un peu curieux.... Bien sûr la politique n'est pas absente de cees rendez-vous choisis, Nicolas Sarkozy en profitant pour rallier à juste titre la position de Jospin face à Vilevorde. Mais venant de celui qui, à Arcelor-Mittal de Gandrange, affirmait «l'Etat est prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires»... laisse rêveur.

Beaucoup de mesures radicales, encore plus d'argent public engagé dans le secteur public, sans que nous n'ayons rien à dire ni aucune information sur les conséquences, en particulier fiscales, de ces mesures d'urgence frôlant l'affolement. Car tout ceci est fait pour nous bien sûr, c'est pour notre bien, enfin surtout pour le bien de la consommation et du crédit, deux variables qui ne peuvent passer que par les dindons que nous sommes. C'est la farce en quelque sorte. Si les banques sont refinancées c'est pour garantir qu'elles nous offriront encore des crédits, pour que nous continuions à prendre seuls le risque sans pouvoir escompter un moindre geste en cas de problème bien sûr. Le dindon de l'histoire est donc bien identifié : son contrat de travail est simplifié, les licenciements sont possibles, mais il doit emprunter et pouvoir rembourser...
Et pendant ce temps là, en l'espace de juste cinq séances, l'indice Dow Jones de la Bourse de New York a gagné 11,29 %. Paris, Londres et Francfort ont respectivement bondi de 9,38 %, 12,72 % et 16,12 %. A Tokyo, le Nikkei a gagné 12,13 %.
En toute discrétion, Wall Street a même réalisé, mardi, la deuxième meilleure performance en points de son histoire, le jour où l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board s'effondrait à un niveau jamais vu, ce qui est en définitive tout un symbôle du grand écart en cours. Entre ce monde que les médias nous relatent à longueur de temps, et le nôtre.
Les dindons sont rôtis à point, merci et pour longtemps, une recette culinaire en vogue aux quatre coins de la planète et qui devraient même être universalisée à la faveur du prochain rassemblement des plus grands dirigeants de la planète à Washington. La capitale fédérale des Etats-Unis, vous savez, ce pays tout de même assez étonnant où un candidat qui se dit démocrate, peut être parce qu'il n'en est pas lui-même persuadé, est capable de dépenser 600 millions de dollars pour se faire élire et bénéficier ainsi de quatre fois plus de spots publicitaires que son rival dans les 18 Etats clés. Belle exemple de "vivre ensemble" qui doit réjouir les quelques 300 000 ménages américains dont le foyer a été récemment saisi...

dimanche 23 septembre 2007

Politique - le pouvoir d'achat pris de vitesse


Les sois-disants réformes sont menées à un train d'enfer à tel point qu'on n'a ni le temps de savoir si ce sont vraiment des réformes, ni si elles vont dans le bon sens encore moins si elles donneront des résultats puisque déjà se lance une autre réforme.
Dans ce tourbillon trés médiatisé, un premier phénomène contradictoire semble se produire. Si bien des mesures sont jugées acceptables, les français n'en diminuent pas moins leur satisfaction envers les gouvernants. Peut être n'est ce qu'un épiphénomène.
Pour moi cela s'expliquerait par la distance qui grandit chaque jour entre les actions annoncées et le quotidien de chacun où là, rien ne change : incertitude professionnelle et perte de pouvoir d'achat sortent renforcés de cet été. Les cadeaux fiscaux ne concernent qu'une petite partie de la population qui plus est pas dans le besoin. La révision des heures supplémentaires n'est guère généralisable à bien des secteurs et pénalise l'intérimaire qui est aussi un actif quand il travaille. La baisse d'effectif de la fonction publique limitera les débouchés pour de nombreux jeunes diplomés tandis que rien ne dit que les secteurs qui s'ouvriront à la concurrence auront une implantation française et ne coûteront pas plus chers à tout un chacun. La réforme des retraites vise à supprimer des régimes spéciaux qui ne participent que de façon marginale au déficit global.
A vouloir tout faire tout de suite, à chercher des responsables et des solutions simplistes, l'impression générale sent la précipitation et l'à-peu-prés et inquiète sur sa finalité.
Il n'est qu'à se souvenir du candidat Sarkozy vantant une France de propriétaires. (Aujourd'hui, 56% des français le sont). Comment y parvenir ? par la déduction des intérêts d'emprunts nous disait il, mais le vrai-faux élargissement refusé, car logiquement anticonstitutionnel, a plombé l'annonce. Quand à la volonté de négocier avec les banques un prêt particulier pour les personnes à revenus plus modestes ou fluctuants il était calqué sur le système des subprimes américain dont on mesure actuellement toute la pertinence...
Il y a donc comme un parfum d'amateurisme qui fleurit en cet automne naissant et qui ne laisse pas augurer grand chose de bon pour les modestes contribuables que nous sommes. Les prises de positions internationales calquées sur les Etats-Unis renforcent ce sentiment que tout ceci n'est finalement pas si pensé que cela, si maîtrisé que cela, si différent des prédécesseurs. Même Galouzeau y va de son couplet critique le coquin.
"Quand on ne sait pas où l'on va, la vitesse du déplacement ne compte plus."

vendredi 20 juillet 2007

Politique - promesses électorales, actes symboliques et ... maintenant ?


Les flonsflons électoraux se sont définitivement tus avec le debriefing des proches de la candidate socialiste, il en reste donc... notons au passage que, à l'image de sa campagne d'ailleurs, cette sortie sentait bon l'improvisation, la superficialité et la mauvaise communication. Faut dire que s'il y a de nombreux mois, les sondages lui donnaient une crédibilité au coude à coude de celle de Nicolas Sarkozy, un gouffre s'est depuis creusé. La suractivité présidentielle occupe désormais seule le devant de la scène au nom tour à tour de l'urgence, de la cohésion nationale, du people bon teint et des engagements promis. Les premières réformes tant annoncées sont lancées en grande pompe, les anciennes sans succès sont discrètement laissées de côté : la réforme Fillon des retraîtes évite de faire son bilan, l'entreprise à 1 euro ou le permis de conduire à un euro sont rangées discrètement dans les tiroirs...
et c'est bien le plus inquiétant finalement. A l'heure ou l'on s'accorde à reconnaître le volontarisme présidentiel comme de bon aloi mais où l'on précise volontiers attendre les résultats pour juger vraiment, ne doit t'on pas se demander s'il y aura des résultats un jour ? A quand remonte le dernier bilan objectif d'un politique ?
sans revenir sur les menaces de conflits d'intérêts qui pèsent sur notre presse économique, il y a tout de même peu de chances pour qu'une opération ratée soit reconnue : au mieux elle sera masquée par l'actualité, au pire elle sera maquillée en succès d'estime.
Tout se met en place pour le meilleur de la France nous dit on, espérons que ce ne soit pas pour le pire de l'autocratie.

mardi 3 juillet 2007

Economie - les français favorables aux réformes


Ce doit être ça l'Etat de Grâce. Au début je croyait que c'était Monaco à cause de Grace Kelly ou les Etats-Unis, vu l'essor de l'obésité... mais non c'est ce que nous vivons maintenant dans notre bon pays ou tout le monde il est beau et il est gentil. Faut dire que toutes les mesures annoncées par le nouveau gouvernement sont toutes avantageuses à certains sans faire payer quoi que ce soit à d'autres, pour le moment. Si c'est pas de la démarche commerciale ça ! On est encore à l'heure des cadeaux, j'avais pas du bien suivre la campagne électorale car je n'avais jamais entendu parler de ces cadeaux et je trouve ça bizarre moi d'offrir comme ça des cadeaux à tout le monde alors que l'on avait rien demandé en fait. Pis tant qu'à faire des cadeaux, je sais que je suis difficile, mais j'aurais préféré que l'essence, le gaz... baissent, que mon salaire augmente vous voyez. Enfin bref on nous fait des cadeaux pour nous remercier de l'avoir élu en quelque sorte, ce qui est un peu navrant d'ailleurs car on a tellement loué le civisme des français à se mobiliser que c'est triste et bassement matériel de les remercier de la sorte. Trop idéaliste je vous dit le gars. Parmi les cadeaux, il y a ce fameux bouclier fiscal. Vache. Déjà le nom, on se croirait dans gladiator ! seul sur la piste du cirque, les lions arrivent et, heureusement, vous avez votre bouclier fiscal. Plus simplement, il s'agit d'éviter que les gens riches paient trop d'impôts, qu'ils aient plus de pouvoir d'achats pour pouvoir changer leur 4x4 BMW en Audi, s'habillent chez les grands couturiers italiens, achètent des résidences secondaires à Marrakech, partent en vacances aux Seychelles et envoient leurs enfants dans les meilleures universités américaines. Comme ça, ça fera du bien à l'économie française vous comprenez ?
Beaucoup comprennent puisqu'un tout récent sondage révèle que parmi les classes les plus modestes de notre pays, ils sont plus de 75% à reconnaître l'intérêt de ces mesures et, même s'ils savent ne pas être concernés, en reconnaissent l'utilité pour ceux qui vont en bénéficier.
Ah ce que c'est beau cette solidarité alors, cette conscience de classe non dénuée d'arrière pensée catholique, qui nous amène à soutenir notre prochain dans le besoin. J'allais encore m'insurger sur ces mesures sectaires, coûteuses, inégalitaires à souhait. Que suis je bête ! Ceux qui vont en pâtir le plus s'en réjouissent ! applaudissent car, secrétement, leur rêve ultime n'est il pas de faire partie de cette catégorie ? notre société ne fait elle pas tout pour que nous soyons en admiration non pas devant un grand professeur, chercheur, philosophe, non il nous faut du lourd, de la star puissante et riche, voitures de sport, jolies filles et yatch maltais à gogo... c'est chouette le star système. Alors ne me reste plus qu'à tirer ma révérence en espérant que lorque ces mêmes petites gens croiseront un sdf ils ne l'affubleront pas d'un "salaud de pauvre" de mauvais goût. Déjà qu'un chômeur est un "salaud de feignant" et qu'un rmiste est un "salaud de profiteur"...
Paul Laffitte ne disait-il pas "Un idiot pauvre est un idiot, mais un idiot riche est un riche".

samedi 16 juin 2007

Politique - Réformes et continuité


Réformer, "changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement ". Une définition cela fait du bien de temps en temps surtout pour un mot utilisé avec autant de largesses par nos hommes politiques. La palme doit revenir à la réforme des retraîtes étant entendu que dès les années 50 nous étions en mesure de prévoir un papy-boom suite logique du baby-boom. Mais la réforme de la sécurité sociale n'est pas mal non plus et puis plus récemment, la réforme de l'Etat prend une importance médiatique inversement proportionnelle à son état d'avancement. Il y a eu également des nivellements puisqu'ont existé des réformettes...
Les sujets de réforme se sont multipliés, compilés sans qu'aucun ne quitte la liste, les acteurs de ces réformes également se sont multipliés, compilés sans qu'aucun ne quitte la liste. Comment donc espérer que quelque chose bouge ?
Et puis il y a les réformes qui réforment les réformes : prenons le cas des intérêts d'emprunts déductibles des impôts, mesure supprimée par Alain Juppé Premier Ministre ou des Palais de justice qu'il faut voir réinvestir par des forces de l'ordre à qui l'on avait demandé d'aller voir ailleurs, décision du ministre de l'Intérieur Sarkozy ...
et puis il y a les réformes que l'on ne verra jamais entièrement comme celle des régimes spéciaux, vous n'avez qu'à étudier le statut du député pour juger...
et puis il y a enfin, car il faut rester optimiste, les réformes qui mettront, comme disait Fernand Reynaud, un certain temps. Prenons le cas de l'incontournable Environnement et développement durable cher à Monsieur Hulot. Notre super Ministre de l'Environnement vient d'inaugurer le TGV Est, symbôle du transport propre et rapide, en s'y rendant en avion privé pour ne prendre le rail qu'en Alsace sur la bonne vieille voie habituelle et à la vitesse habituelle de feu le bon corail...
Tout un symbôle finalement, qui veut aller loin ménage sa monture sans doute... à moins que nous ne soyons dans le cas du lièvre et de la tortue ce qui serait plus inquiétant...