vendredi 5 mars 2010

Et les médias me battirent froids...

Il y a quand même des signes du destin pour le moins curieux. Cynthia a ravagé le littoral vendéen et moi pépère je suivais ça de loin, par télévision interposée. A 1000 kilomètres de là, pensez donc, je ne pouvais pas faire beaucoup plus...


Oui mais voilà, Cynthia, c'est pas de la petite tempête pour plaisancier du dimanche non c'est la vraie, la puissante, l'insidieuse. D'ailleurs cette nuit, ni une ni deux elle s'est introduit jusque dans ma chaudière. Le coup bas, la catastrophe naturelle microscopique, le manque de bol intégral. Et alors que le thermomètre dehors glisse sous 0, celui d'entre les murs affiche un timide 16°. Et la nuit ne fait que commencer. Faut dire que la société de maintenance devait être partie bénévolement porter secours aux sinistrés de l'océan car pour me secourir moi, "C'est pas avant samedi mon bon monsieur". Bébé ou pas bébé, il n'y a pas à discuter, les plannings sont les plannings. Pour me rassurer la société a tout de même tenue à me préciser qu'un dépanneur passerait "entre 8h et 17h" ce qui pour le coup effectivement laisse planer un vrai sentiment de confiance...
Et me voilà presque grelottant, oublié de la solidarité médiatique qui règle notre empathie. Un ami me faisait d'ailleurs justement remarqué ce matin: "Faut dire que tu as mal choisi ton moment : on vient à peine d'oublier Haiti qu'une tempête fracasse la France alors que la semaine prochaine attaque les Restos du Coeur". Et oui j'aurais du être plus attentif, faire appel à un agent ou provoquer la panne à bon escient, ça m'aurait assuré une couverture et par ce froid toute couverture est bonne à prendre. J'imaginais déjà les voisins postés devant la maison à la lueur de leur bougie, les cars des télévisions déployer leurs paraboles pour ne rien manquer de cette nuit d'angoisse, les dons affluer du monde entier tandis que les premières mascottes à mon effigie se vendaient sur e-bay. Et même le Préfet venir jusque ma porte pour me tendre un téléphone d'un air inspiré : "Le Président souhaite vous parler".
Ah je la tenais mon heure de gloire, mon meilleur rôle, celui de la victime héroisée sur l'autel des courbes d'audience. Pour le coup je me voyais même en rajouter un brin en laissant mon frigo ouvert et en faisant mine de me moucher. Après il ne s'agit pas d'en faire trop non plus. Je ne me voyais pas sortir un bébé congelé en conférence de presse, cela a déjà été fait en plus. Une sacrée aventure humaine que j'aurais pu raconter en direct sur twitter puis ensuite sur tous les plateaux à la mode avant de délivrer des exclusivités jamais racontées dans Paris Match et des photos de moi tout nu sous la couette malgré le froid pour Entrevue. Me restait plus qu'à écrire un livre et la boucle était bouclée. Quelques années plus tard j'aurais été un candidat naturel pour un Koh Lanta spécial Alaska ou une ferme célébrités à Vladivostok.
Et bien non la faute à ce fichu calendrier des catastrophes mon anonymat suit la courbe de ma température. Rageant. Au moins ça réchauffe !
Au moins puis je mesurer la solitude de ses stars déchus du show-biz, du sport ou de la politique qui voient les projecteurs ne jamais plus se braquer dans leur direction et malgré leurs tentatives désespérées pour attirer l'attention, il reste seul, dans le noir et le froid d'une popularité qui s'en est allée à jamais. Et pour eux un réparateur ne viendra plus entre 8h et 17h même un samedi pour leur rétablir le contact...
Alors tant pis pour cette fois. Mais la vie est ainsi faite que je ne désespère de trouver la bonne fenêtre de tir la prochaine fois pour valoriser mon malheur cathodique.

mercredi 24 février 2010

Le chomage à l'UMP repart à la hausse

"Le chômage est reparti à la hausse au mois de janvier en France après sa stabilisation le mois précédent, selon les données publiées ce mercredi par le ministère de l'Economie et Pôle Emploi" nous annonce La Tribune. Un constat partagé par l'UMP qui vient coup sur coup de se faire gentiment éconduire de quelques entretiens d'embauche. Ce n'est pas faute d'avoir envoyé des CVs, non, ni d'avoir activé les réseaux qu'il fallait, encore moins d'avoir le profil de l'emploi. Enfin c'est ce qu'ils croyaient avec peut être trop d'assurance. A l'image des français aux JO, voilà l'UMP claironnée favorite un peu vite et qui termine au pied du podium. Il faut dire qu'en Sarkozie, seule la compétence fait foi, ce qui est bien connue. Et que lorsdqu'il s'agit de compétences, notre Président a une tendance naturelle à regarder vers sa gauche plutôt qu'ailleurs.
Etre battu par Migaud et surtout Charasse, il faut reconnaître que cela peut quand même énerver de fidèles lieutenant bien mal récompensés. Des postes au Conseil Constitutionnel et à la Cour des Comptes, cela ne court pas les rues et promet de belles années au frais de la République. Les prétendants bafoués n'en sont que plus remontés.
Cette nouvelle politique de recrutement qui consiste à aller chercher ailleurs ce que l'on assure ne pas trouver chez soi offre de drôle de perspectives.
Plutôt pratique pour certains, je pense par exemple à notre Raymond Domenech qui est en train de composer sa liste pour la prochaine Coupe du Monde. Evidemment si on peut chosir chez l'adversaire on peut penser que de Buffon à Messi en passant par Ronaldo, Scholes ou Kaka, il va y avoir quelques surprises...
Les déçus ne manquent pas qui reprochent à notre président d'avoir tardé à entériner cette bonne pratique. Les sélectionneurs du ski alpin français auraient sûrement fait d'autres choix. Et que dire des états-majors de droite chargés de désigner les têtes de liste aux prochaines régionales ?
Les opportunistes ont l'oeil qui brillent ! je vois déjà des concessionnaires Toyota lorgner vers des marques concurrentes, le sidaction lorgner les donateurs du Téléthon, même mon voisin se met à lorgner la femme d'en face. Il ne se rend pas compte, notre Président, des chamboulements que ses coups d'état permanents vont générer au quotidien...
Sans compter que s'il y a des bons côtés, le pire n'est jamais très loin. Tout euphorique de ce qui constitue finalement sa seule réforme effective il pourrait pousser le bouchon. Pour redorer le blason d'un Ministère de la Culture meurti, il pourrait nommer Berlusconi ! à ouverture, ouverture et demie... on le dit pas insensible aux capacités du Prince Charles pour conduire notre politique de l'égalité des chances, alors que
John Galliano, un ami de Carla, est pressenti à la francophonie.
Vous voyez vous faites moins les malins. Et vous le ferez encore moins demain matin quand votre patron vous crutera curieusement tout en analysant finement l'organigramme de ... la concurrence.
Non décidemment quelque chose ne tourne pas rond dans notre méritocratie républicaine qui privilégie toujours les mêmes. Pourquoi la droite ne pourrait pas elle non plus goûter aux honneurs ? déjà que le gouvernement est menacè. Ben oui, vous n'êtes pas au courant ?
"La junte militaire nigérienne qui a renversé il y a une semaine le président Mamadou Tandja a assuré qu'elle ne resterait pas éternellement au pouvoir mais elle a précisé qu'elle comptait d'abord procéder à un nettoyage politique" nous dit l'Express. Lisez entre les lignes, ils vont recruter à l'étranger c'est sûr. Paraitrait qu'une liste de futurs ministres circule déjà : Fillon, MAM, Yade, Borloo, Deveidjan, Estrosi... sont sur le départ.
Tel est pris qui croyait prendre !

mardi 16 février 2010

6 Nations - Le coq piètine le trèfle

Timides voire empruntés en Ecosse, le XV de France a offert un visage bien plus conquérant face à l'Irlande pour l'emporter confortablement avec la manière.
Pas épargnés par les blessures, le staff français avait du remanier sensiblement son équipe de départ. Une période de flottement assez logique s'en suivait à l'entame d'autant que les verts envahissaient gaillardement le camp tricolore. Bousculés plus que perforés, les bleus ne disposaient que d'un jeu au pied approximatif pour souffler. Heureusement, leur défense faisait le reste bien aidée par une discipile de fer qui empêchait les irlandais de scorer. A la faveur de mélées bien engagées et malgré une faiblesse certaine en touche, la France retrouvait couleur et vigueur à grands coups de perforation et d'inspiration. Avec une troisième ligne de feu malgré l'absence de l'excellent Bonnaire, et une paire de centres complémentaires à souhait, les essais ne tardèrent pas. Courageux certes, les verts qui rêvaient de venger leurs camarades footballeurs utilisérent aussi quelques gestes trop rugueux heureusement plutôt bien sanctionnés. Avec le messin Parra à la baguette, le jeu français s'est alors déroulé avec délice dans un stade de France réchauffé : peu de fautes de mains et de mauvais choix, beaucoup de percussion et de soutien, sans oublier un jeu au pied retrouvé et un buteur efficace... le trou était fait. Il aurait même pu être un tantinet plus important sur quelques offensives bien léchées avant qu'en fin de match le Trèfle dans un dernier baroud ne marque enfin.
Difficile de ressortir des individualités d'un groupe compact de la première ligne redoutable à l'arrière inspiré. Papé, Harinordoquy, Parra et Bastareaud sans oublier le capitaine Dussautoir peuvent cependant être cités.
Une équipe de combattant, capable de défendre âprement et d'exploser en attaque, voilà qui est de bonne augure pour la suite. Une suite qui nous amènera au Pays de Galles, pas vraiment un voyage d'agrément face aux miraculés du dernier week-end. En battant les écossais sur le fil, les gallois se sont évités une crise de foi. Face à la France, ils peuvent faire basculer leur tournoi du bon côté, ou pas. Pour nos Bleus, les espoirs de Grand Chelem sont encore permis. Voilà qui promet.

mercredi 10 février 2010

Sécurité - Prends garde à toi !

Il y a les garde-meuble, où s'entassent tout ce dont on ne se sert pas ; les garde-malades qui entassent tous ceux dont on ne se sert pas ; les gardes-champêtres qui s'entassent et ne servent pas ; les garde-fous eux, nous protègent dit-on dès que l'on prend de la hauteur alors que les gardes à vue nous protègent de ceux qui plongent dans les bas-fonds. CQFD
Il y en a du genre complice, façon Serrault-Ventura, les maladroites genre Pinot simple flic, les cérébrales façon Maigret, les interminables, les violentes, les décisives, les évasives... il y en a pour tous les goûts finalement, pour petits et grands alors pourquoi ne pas l'étendre de 7 à 77 ans ?
Comme jadis on faisait son service militaire, comme il faut son permis de conduire ou son bac, faire un vaccin ou son passeport, pourquoi ne devrait on pas tous passer par la case garde à vue. ? On peut bien tous être jurés alors pourquoi pas suspectés ?
Moi je pense que Brice, pas celui de Nice, l'autre, un peu pareil, il est aussi dans le jaune, enfin celui-là il fait rire jaune... ce Brice là, il pourrait pas nous concocter une loi qui interdirait de ne pas avoir droit à sa garde à vue ? Ce pourrait même être une composante de notre identité nationale, presque une récompense. Les amis du pouvoir ont la légion d'honneur, pour les autres il y a la garde à vue. Bouclier fiscal d'un côté, interrogatoire social pour les autres. Ce serait comme une respiration, 48 heures de RTT supplémentaire quoi. Et puis ce serait une chance unique de rapprocher population et police qui se croisent souvent trop rapidement, sur le bord d'une route, au coin d'un carrefour, bonjour-bonsoir-ça vous fera 3 points et 75 euros. Enfin le retour d'une vraie convivialité, autour d'une table, d'un bon café, près d'un radiateur, la tête contre un annuaire, histoire de garder le contact. La garde à vue généralisée ce serait une journée du Patrimoine de la Police, des portes ouvertes qui se referment derrière vous. Après la fête de la musique ou les nuits blanches, la France se distinguerait une nouvelle fois du reste de l'Europe. Je parierais même que ce concept séduirait jusqu'en Chine et dans tous ces régimes politiques pour qui la France reste le lointain pays des Droits de l'Homme et des Lumières. Là, la lumière, c'est deux jours durant en pleine figure, quel choc ! et bonjour le bronzage offert par la Maréchaussée. Pourquoi se précipiter à la montagne dans le froid et la foule alors qu'on peut bronzer tout seul dans une pièce surchauffée ?
Et puis ne nous mentons pas. A l'heure des réseaux sociaux et de la télé-réalité, on a tous ce petit besoin enfoui de se confier, de raconter une histoire. Et bien là, on a tous droit à nos 48h de célébrités devant un vrai public, attentif, interactif.
Bien sur il ne faudrait pas trop en faire, ne pas surjouer l'évènement, rester accessible. Pas de chichi ni tenue correcte exigée, si on veut y aller en pyjama ,pourquoi pas. Ce doit être un peu comme à la maison. D'ailleurs, c'est une option à envisager, on pourrait aussi les faire à la maison. Pour s'excuser de déplacer ces messieurs, pour une garde à vue subie, une perquisition offerte. Et tout le monde serait content.
Bon alors c'est vrai les esprits chagrins vont me reprocher le coût exorbitant de mise en place de cette mesure. Rien que la mobilisation de nos fonctionnaires jours et nuits, week end compris... Mais je n'ai jamais dit qu'elle devait être gratuite. Pour ce qui constitue un authentique acte civique, se présenter à sa garde à vue, on peut imaginer une petite participation du citoyen, la moindre des choses car on risque tout de même d'avoir droit à un ou deux verres d'eau. Par personne et par nombre de français ! Donc va pour une taxe, la TGV, Taxe pour Garde à Vue, "plus de vie dans votre vie", forcément...
Ne nous emballons pas non plus, cette mesure est avant tout économique. Il y a de grands déficits publics, il y aura un grand emprunt, un plan de relance alors dans la foulée, c'est l'heure du plan gardes à vue. Quelle effet d'aubaine espéré ! imaginez qu'il faudra un avocat dès le début de la garde à vue de chaque français. Sans compter les sous traitants annexes comme les greffiers, les juges, les gardiens de prison... ben oui parce qui si vous êtes capables de perdre 3 points et 75 euros en 5 minutes au bord de la route, vous n'espérez tout de même pas que 24 + 24 h vous allez passer à travers.
Un doute m'assaille cependant : tous ces politiques qui deviennent avocats, n'est ce pas une coincidence de trop ? ils devaient savoir ce n'est pas possible. Il y a délit d'initiés, c'est sûr ! allez, zou, en garde à vue !

vendredi 5 février 2010

Politique - Dérapages en série, des ratages que nenni !

On a pu penser à un phénomène passager, quasi climatique, en même temps que les premiers frimats, les langues se fourvoyaient en d'improbables associations. Mais au contraire des sorties de route automobiles qui réclament la présence de verglas, rien ne semble plus nécessiter ou justifier que des hommes politiques de droite comme de gauche se lâchent sans retenue et assument de sortir du droit chemin où dignité, respect et humilité signifient encore quelque chose.
Il semble que le non-débat sur l'identité nationale, non-débat tout simplement car ce thème n'a servi que de faire valoir pour affirmer des idées non négociables, ce non-débat donc a fait ressurgir l'étranger au coeur de tous les maux.
A un Brice Hortefeux qui préfére qu'il n'y ait qu'un auvergnat... arabe, Chirac confie à Juppé que celui-là n'est certainement pas natif de, ou Manuel Valls lui, veut des blancos sur la photo...
Dans cette ambiance délétère à souhait, les papys font volontiers de la résistance à commencer par un bon client du genre, Georges Frêche. Entre Harkis et juif pas catholique son coeur balance d'un excés à l'autre bien vite rejoint comme un écho par le Secrétaire d'Etat aux transports qui voit même des harkis parmi les élus modem de la liste de Ségolène Royal, ou le maire UMP de Franconville qui ne voit de noir qu'en équipe réserve du PSG. Ou . Un peu comme le site de l'UMP qui pour illustrer la délinquance montre trois jeunes.... noirs. Une constante que relatait déjà Nadine Morano souhaitant que le musulman ne parle pas le verlan ni ne mette sa casquette à l'envers...
Et je vous passe le déferlement de musulmans à Marseille pour saluer la victoire algérienne...
N'en jetez plus, ma coupe est pleine et pourtant elle ne désemplira pas de sitôt.
Faut-il donc comprendre que sous l'impulsion d'une droite décomplexée, c'est toute la classe politique blanche de notre pays qui marque son territoire ?
Doit-on admettre que dépassés par les effets de la mondialisation, ridiculisés par l'ampleur de crises dont ils ne maîtrisent rien, les politiques n'ont plus que la surenchère verbale comme argument ?
Engagés dans une politique toute axée sur la communication, les voilà prisonniers des médias dont le web, particulièrement friands de petites phrases ?
Au final, de ces mois écoulés, nait un silence assourdissant, celui du Front National dont le dirigeant historique fut jadis un maître dans cet art subtil. Ecrabouillé, laminé, renvoyé à de chers études le FN, les nouveaux rois de l'amalgame du mauvais jeu de mots et de la blague qui pue sont tous à sa gauche...
Puisqu'il n'est plus possible de parler d'accidents ou de coincidences, il faut se rendre à l'évidence, ces dérapages résultent d'une volonté, d'une stratégie.
Pour quelle ambition ? je serais tenté d'indiquer que l'ambition de tous ces tintamares est de normaliser, banaliser ce discours. Le dernier qui reste aux politiques : ils ne peuvent s'ériger en expert de quelques domaines que ce soit, ni en visionnaire du monde de demain, pas en sauveur non plus, encore moins en rassembleur.
C'est même tout le contraire, ce qui explique d'ailleurs bien pourquoi c'est lorsque l'on évoque la Nation que tout s'emballe, tant cette notion parait bien trop vaste, grande, témoin d'une époque révolue où la politique avait d'autres desseins. Elle n'a plus désormais que la mauvaise langue. Car ces temps d'incertitudes et de changements mettent à mal notre profession la plus conservatrice et la plus cooptée qui soit. Elle fait donc bloc contre tout ce qui contrarie son immobilisme et son souci de durer. Quitte à hisser les français contre d'autres français, à dépecer le territoire pour mieux le partager et garder l'illusion de le maîtriser. En ce sens, la réforme des collectivités n'est elle pas le complément idoine en professionnalisant et en limitant les édiles ? histoire de déraper encore, d'accord, mais de façon toujours contrôlée !

jeudi 28 janvier 2010

3 de chute pour le LOSC

Surfant sur une vague insolente et irrésistible, Lille a traversé la fin d'année en trombe explosant tout sur son passage, tout particulièrement les défenses adverses. Affolant les compteurs et dépoussiérant les statistiques, les hommes de Rudy Garcia ont accroché la seconde place du championnat avant la trève. Un résultat inespéré pour qui se souvient du début de saison de relégable qui fut celui du grand club du nord. Trève plus Coupe d'Afrique, ce cocktail de début d'année faisait craindre quelques désillusions pourtant balayées à la reprise par une convaincante victoire en coupe sur Rennes. Après prolongation cependant.
Et puis badaboum, trois matchs plus tard tout y est : première défaite en championnat, élimination face à Colmar et Marseille des coupes.
De quoi assurément redescendre sur terre et attendre désormais le derby de pied ferme. Après une telle série positive, il ne s'agirait pas de faire la même dans l'autre sens...
A Sochaux, Lille a connu un déplacement mouvementé qui lui a rappelé celui imposé quelques jours plus tôt par la fédération à Colmar, pour rien. Un premier quart d'heure amorphe et les lionceaux avaient déjà marqué deux fois s'appuyant sur un Stéphane Dalmat retrouvé. La suite fut plus en conformité avec le niveau actuel de l'équipe sauf que Cabaye manquait un pénalty et que Richert faisait le reste avec même l'aide de son poteau. 2/1 au final, une déception, des regrets et un constat : Frau pas en réussite, De Melo transparent, Dumont malheureux... Lille perdait de sa belle efficacité en peinant à pouvoir s'appuyer sur un banc performant.
A Colmar pour un lointain 16° de finale qui augurait d'un 1/8° à Boulogne, le coach lançait les jeunes pousses préservant des titulaires déjà trés utilisés depuis juillet. Sur un terrain difficile et avec la blessure rapide de Salibur, Lille ne s'en sortait pas, s'inclinant au bout du bout des pénaltys pour un même constat: Vittek l'international slovaque, De Melo, Touré ou Butelle n'ont pas su faire la différence face à une CFA.
Frais et dispos, nos dogues titulaires se retrouvaient avec les crocs au stade vélodrome où la Ligue avait imposé que le 1/4 de finale se joua. L'OM partait à l'assaut dés l'entame, Niang réussissant le tour de force de s'écrouler deux fois seul dans la surface de réparation au cours des cinq premières minutes... Mais le premier contre lillois faisait mouche bien initié par un Hazard tranchant et conclu par un De Melo appliqué. Malheureusement Lille ne parvenait pas à tenir un peu le score ce qui aurait obligé les marseillais à s'énerver et à se découvrir. Une mauvaise appréciation d'un Landreau par ailleurs irréprochable une nouvelle fois et la maladresse du jeune Vandam permettait au diesel avec caravane Lucho de marquer de prés.
Le reste de la mi-temps fut enlevé, parfois accroché, Diawarra se tirant souvent sans encombre d'interventions trés limites. Une chance que n'eut pas Cabaye au retour des vestiaires, expulsé sur ces quasi deux seules fautes du match. Mais une faute survenant après une énième simulation d'un Niang pourtant déjà averti et la énième protestation effarouchée d'un Deschamps tombé bien bas. Il faut vraiment que DD n'ait pas de solutions pour améliorer le jeu de son équipe pour qu'il préfère passer son temps à geindre. Lille courageux et toujours joueur ne s'en laissait pas compter même si l'ombre du TFC planait sur le match, souvenir de ce funeste 1/4 de finale de l'an passé aux deux expulsions...
Sans briller ni dominer, Marseille marquait enfin, une bénédiction pour tout le monde puisque l'on ne souhaitait pas particulièrement que Rami et consorts s'embarquent dans de pénibles prolongations à trois jours de recevoir le voisin lensois en championnat... et pourtant il y eut des occasions dont cette barre de Béria ou cette glissade de De Mélo. L'occasion de se répéter, Touré et Aubameyang parurent bien empruntés alors que des espaces et des opportunités s'offraient. Dommage.
Pour eux d'abord tant il semble qu'un LOSC juste concerné par le championnat et l'Europe va resserrer son effectif. Les deux derniers cités et Vittek ont encore quelques jours pour trouver une nouvelle destination. Dans l'autre sens, Lille s'affaire sur un défenseur central à même de remplacer l'éternel blessé Plestan. Ricardo Costa, l'international portugais tenant la corde. Au final la bonne nouvelle est venue d'Afrique où nos deux titulaires Gervinho et Chedjou ont été éliminés rapidement de sorte qu'ils seront d'attaque samedi.
De quoi repartir de l'avant et garder le contact des 6 équipes de tête, de quoi préparer sereinement la double confrontation avec Fenerbahce, quoi qu'on en dise la sinistrose n'est pas encore de mise !!!

lundi 25 janvier 2010

Mini Sarkozy ange gardien

Un lundi soir comme les autres sur TF1 avec un journal de 20h très pathé Marconi et une série TV gentillette pour tout public.
Pas de famille formidable ce soir, quoique, pas d'expert à l'Elysée, ça faisait un peu pompeux , Lost tenait un moment la corde, RIS Politique Spectacle promettait beaucoup mais c'est finalement Joséphine Ange Gardien qui jouit (!) du remake présidentiel.

On se demande pourquoi tant de rafut juste parce que Mimi Mathy n'est pas avec nous ce soir. Pour l'intermède la rédaction de TF1, qui s'occupe de fait des vrais problèmes, a trouvé un remplaçant masculin qui a l'air aussi rigolo.
Comme Mimi, Nico se glisse dans la vie quotidienne des français, partage avec eux toutes leurs difficultés, s'associe au drame qui va se nouer. Moi ça me bouleverse toujours un peu. Et alors qu'on pense la situation désespérée, que l'on s'attend au pire... et bien avec Nico il arrive, le pire. C'est tout l'intérêt de cet épisode exceptionnel, d'habitude, Mimi claque des doigts et le miracle se produit. Avec Nico il y a déjà belle lurette qu'il ne claque plus des doigts que pour être servi plus vite et que le charme est rompu.
C'est en tout cas un choix de scénario original qui ne manquera pas de désarçonner les fans mais devrait ravir et rassurer les militants.
Loin du Bling Bling, Nico va s'installer chez les français, petitement, discrètement, ah je le vois déjà chemise à carreau et charentaise non compensée. Assis dans l'âtre, il découpera quelques tranchettes d'un bon vieux saucisson et aranguera la populace avec sa gouaille de titi parisien.
Un bon moment de pure fiction française à ne pas manquer d'autant plus qu'en second rôle on attend un trés surprenant Jean-Pierre Pernaut. Loin du trophée Andros et de ses voitures de course subventionnées par de l'argent public à s'en demander combien ça coûte, Jean-Pierre joue un journaliste intègre dont l'abnégation, l'éthique et la rigueur font trembler jusqu'au plus haut sommet de l'Etat. Un rôle de composition assurément.
Et puis ce qui est bien avec ces séries tout public, c'est qu'il y a vous et moi, enfin surtout vous, du moins vous tel que les journalistes de TF1 vous représentent. Voilà qui crée une vraie complicité, une proximité, on se sent tous un peu de la famille et l'on aborde les vraies questions sans tabou ni faux semblant. Qui sait, à l'instar d'un autre président, on tâtera même peut être un peu de l'accordéon ou plus sûrement du pipeau pour se quitter en chanson.
Je vous rassure, à la fin tout se termine parfaitement bien, Nico retourne dans son monde, ben oui il n'allait tout de même pas rester plusieurs épisodes chez les ploucs non plus, et la semaine prochaine on retrouve Mimi Mathy.
Et puis si les belles histoires ne vous plaisent pas vous pouvez toujours taper dans votre bouquet numérique pour regarder autre chose, c'est pas beau la liberté du téléspectateur ?
Non, vraiment, les seuls à plaindre, ce sont les journalistes politiques. Paraîtrait qu'il y en a encore dans notre pays : ils commettent chaque jour tant de chroniques et d'éditos, commentent à foison, se perdent dans d'improbables conjectures et distillent avis et bons points. Ce qu'ils ont fait ce matin avec entrain, ce qu'ils feront demain avec passion, tout juste auront-ils été remplacés quelques heures par 11 français sortis de la cuisse de TF1, Laurence Ferrari et Jean-Pierre Pernaut... ont ils été jugés insuffisament crédibles pour faire semblant de critiquer le pouvoir ou trop dangereux d'oser peut-être interpeller le président d'une question non préparée ? Toujours est-il que les voilà sur la touche, spectateur de la vie politique, comme un symbôle du régime d'un homme.
Ils auraient préféré participer à questions pour un champion, se voyaient déjà en jury du nouveau tsar, au pire voulaient bien tourner la roue de la fortune. Que nenni.
Perdu de vue et porté disparu les attendent avant, plus tard, que leurs visages noir et blanc surgissent autour de quelques extraits d'un monde disparu où l'on se souviendra qu'il fut un temps où ils étaient des enfants de la télé...

jeudi 21 janvier 2010

Un proglio sur les salaires

Sacré imbroglio en effet pour le patron d'EDF qui, en plein conflit ouvert avec Areva, quel hasard, se voit montré du doigt. Déjà que son double emploi privé chez Véolia et public chez EDF prêtait à discussion, alors apprendre qu'il touche une rémunération à chaque fois...
il faut dire que, en dehors des cercles d'initiés du CAC 40, c'est quand même un peu la crise et son cortège de licenciements, de perspectives sombres et peu rémunératrices pour la plupart...
et puis côté Véolia comme EDF, les tarifs n'ayant pas tendance à baisser, le payeur moyen a des raisons de s'interroger.
C'est vrai que je n'avais jamais compris le slogan d'EDF "Nous vous devons plus que la lumière" vu qu'en fait je ne leur demande que la lumière. Tout simplement, ce slogan ne m'était pas destiné mais s'adressait au patron du groupe. Effectivement, il reçoit plus que la lumière avec un salaire dépassant le million et demi d'euros qu'il couplait donc avec un petit quelque chose de Véolia de l'ordre de 450 000 euros seulement. Limite mesquin.
S'il a finalement renoncé à cette dernière attention, sous la pression dit-on de l'Elysée, le mal est tout de même fait, la faute notamment à des ministres qui se sont succédés en explications vaseuses pour justifier l'injustifiable...
La plus mal à l'aise dans cette affaire était Christine Lagarde qui, à la nomination de M. Proglio avait tenue à préciser combien à ses yeux deux salaires cumulés n'étaient pas envisageable. Version qu'elle confirme aujourd'hui en esquissant une pirouette : il ne s'agit pas de deux salaires mais d'un salaire et d'une indemnité, nuance... l'honneur serait donc sauf. Troublant cependant qu'Eric Woerth confessait l'inverse : "« Henri Proglio a deux responsabilités donc deux salaires ».
Nuance, ce n'est pas vraiment le terme qui personnifie le mieux Christian Estrosi, lequel a volé au secours du grand PDG en justifiant par le fait qu'il était ... bon et « Il faut faire preuve d'un peu de courage si nous voulons avoir les meilleurs capitaines d'industrie pour diriger nos plus grandes entreprises. " Ah que j'aimerais aussi qu'on fasse preuve de plus de courage à mon égard, courage s'assimilant pour l'occasion à des centaines de milliers d'euros...
Copé également en appelait au courage, « Il faut être à contre-courant, c'est courageux » de dire qu'il faut bien payer les grands patrons." Le courage est alors celui des politiques capables d'oser offrir de tels salaires. La boucle est ainsi bouclée sur le compte de l'argent public tout de même. Philippe Seguin se retourne t'il déjà dans sa tombe ?
Luc Chatel ou Frederic Lefevre y sont également allés de leurs calculs hasardeux et souvent faux pour nous expliquer combien sa rémunération était normale, régulière... une pédagogie nécessaire semble t'il car notre émoi n'est pas légitime, il résulte simplement de notre mauvaise compréhension. Car en plus d'être pauvres, nous sommes bêtes ce qui, il est vrai, ne facilite pas la tâche de nos dirigeants. Du coup, il se rémunère beaucoup, évidemment.
Il est vrai qu'à l'heure des déficits records, on n'est tout de même pas à un million près surtout si on veut avoir de l'électricité...
Par contre, à quelques semaines des élections régionales, et à quelques jours d'une intervention télévisée, une polémique de plus avec de forts relents d'élitisme exacerbé, ça pouvait ne rien rapporter de bon. Le bouclier fiscal, les milliards aux banques et à l'industrie automobile ça donnait déjà le tournis... le placement du fiston ou le coût des sondages n'ont rien arrangé.
Fin de la double rémunération et donc, imparable, fin de la polémique. On ne va tout de même pas chipoter sur son seul million six d'EDF, il faut bien qu'il ait un salaire le gaillard...
D'où un nouveau slogan à venir pour l'opérateur public, mais plutôt du genre "Parce qu'il le vaut bien" alors...
Reste que cette montée au créneau de nos gouvernants interpelle. pourquoi ce discours lénifiant et pour tout dire indéfendable ?
Problème de caste sans doute, volonté de défendre à tout prix la méritocratie des petits cercles de décideurs qui se cooptent et s'échangent les bonnes manières au sein de nombreux conseils d'administration.
Je ne peux pas trop dire, je n'en fait pas partie et comme en plus je n'ai pas de courage et encore moins de double emploi, vous imaginez le fossé qui nous sépare...
Il ne faut pas s'étonner tout de même que face à de tels montants, le courant ne passe plus entre nos élites et la basse populace. Mais Proglio s'en fout, le courant il doit aussi l'avoir gratuitement...

dimanche 17 janvier 2010

Médias et politiques - La question de confiance

Le Crepol, Centre d'étude de la vie politique française, vient de rendre son étude annuelle, un baromêtre de la confiance politique...
On notera que cette information a bénéficié d'un assez net anonymat, il faut dire que Johnny a été bien malade, que les fêtes de fin d'année ont été propices aux niaiseries en tout genre et que notre Président occupe l'ensemble de son mois de janvier a célébré ses voeux a à peu près tout le monde en âge de voter ou de faire voter...
Toujours est il que l'enquête émanant de cette instance de Science Po révèle que 23% des personnes interrogées font confiance aux partis politiques. En fait il n'y a pas pire. Même le centre des impôts du coin ou le garagiste le plus proche sont mieux considérés. 71% ne leur font pas confiance. Un score délectable pour tout bon média sauf que les médias sont également cités. Mais avec 27% de côte de confiance, ils s'avèrent même moins bien notés que ...les banques (37%).
Voilà qui éclaire d'un jour particulier le psychodrame Peillon lors d'une récente émission politique sur la télévision publique.
A la question « Pour la défense de vos intérêts, en qui avez-vous le plus confiance ? » il faut bien admettre qu'ils sont... 1% à répondre, les partis politiques !
"A vous de juger" était consacré au débat sur l'identité nationale. Un choix pour le moins curieux puisque tous les sondages relatent le non-intérêt des français pour ce sujet sulfureux. Avec en invité vedette Eric Besson, affublé pourtant du sobriquet d'homme le plus détesté de France, et un combat annoncé face à la fille de Jean-Marie Le Pen. Celui-là même qui s'imposa dans la vie politique française à la suite d'une émission télévisée... une heure d'une drôle de vérité !
Au final, pour faire bref, c'est l'absence d'un second couteau socialite, Vincent Peillon, qui fait l'actualité. Voilà qui n'est guère flatteur pour les présents et le contenu débattu...
Tout fier de son mauvais tour d'annuler au dernier moment son engagement, l'homme politique illustre la triste faiblesse qui est la sienne face au média télévisuel. Condamné à agir en catimini, à mentir, à se cacher, vont ils finir à la Jean-Pierre Trieber, terrés dans les forêts qui nous entourent ? La faute au tube cathodique qui fait et défait les carrières à la vitesse de sa lumière...
Se satisfaire de la chaise vide est peut-être révélateur de l'incapacité du PS à se faire entendre et à argumenter. De sa peur d'être utilisé par un média sous influence certes mais alors si l'on n'a rien à dire et que l'on refuse le combat, n'y a t'il pas d'autres métiers plus appropriés que politicien ?
En lutte pour le titre d'organisation la moins appréciée de la population, les deux instances, partis et médias, rivalisent de choix hasardeux, précipités et populistes en espérant le déclic. Ils donnent pourtant plutôt l'impression d'avoir gagné une zone de sables mouvants et qu'à trop s'agiter ils s'enfoncent d'autant...
L'UMP n'a t'il pas été jusqu'à commettre un consternant Lip Dub pendant que le PS n'en finit pas de se rénover ?
A cet égard, la prochaine intervention télévisuelle du Chef de l'Etat sur TF1, avec les Régionales en ligne de mire, s'annonce cataclysmique avec Laurence Ferrari pour débuter et l'inénarrable Jean-Pierre Pernaut pour se sentir plus proche des français.
Pas sûr qu'elle redore le blason des uns et des autres pour autant.
Et si les français souhaitaient pour tout programme d'être juste informés simplement et objectivement ? sans analyse pré-conçue, stratégie non avouée et vraie manipulation ?
Vous ne savez pas faire ? excusez-moi. De vous avoir dérangés... et de ne pas vous suivre.

dimanche 10 janvier 2010

Présidence - Bernadette, elle est trés chouette

et son mari aussi.
Du moins c'est ce que constate Bernadette Chirac qui confie
"Il sera convoqué de nouveau, je le sais, mais cela me fait très mal". Selon Mme Chirac, un "président de la République, qui a été élu par tous les Français pour cinq ans, doit être protégé". "Je ne trouve pas qu'il puisse être soumis aux mêmes obligations dans certains cas que les citoyens ordinaires. Cela me choque beaucoup. Je trouve que ces attaques nuisent à la République. Les Français ont choisi le président de la République. Il est au sommet de l'Etat. Il doit être respecté"."Mon mari a donné toute sa vie avec une énorme générosité, toutes ses forces au service de la France et au service des Français. C'est un honnête homme. Il n'est que de voir l'immense courrier qui déferle tous les jours à notre domicile et à son bureau rue de Lille. Je crois que les Français ont été assez choqués".
Alors déjà je voudrais saluer Bernadette pour son honnêteté et son refus de la langue de bois. C'est vrai, elle aurait pu s'en tirer par une pirouette ou garder le silence. Non elle dit ce qu'elle pense vraiment. Bon le problème c'est plus ce qu'elle pense.
Doter le Président de la République française d'une légitimité judiciaire parce qu'il a la légitimité de l'élection au suffrage universel c'est une nouvelle vision du régime démocratique. Notons que Bernadette ne mentionne nullement son attachement viscéral à la démocratie... Une fois élu l'Homme d'Etat devient de fait respectable et ce serait lui manquer de respect que de l'accuser peut être même juste de le soupçonner. Alors la fin politique, être élu, justifierait tous les moyens. Sans droit. Sauf le droit présidentiel pas loin du coup d'être divin. "Le roi ne peut mal faire" en quelque sorte.
Forcément cette vision si elle devait se concrétiser sous l'actuel locataire de l'Elysée ne manquerait pas de sel...
Pour le moment, l'idée n'est que dans la bouche de Madame de Chodron de Courcel, native du XVI° arrondissement de Paris et propriétaire depuis 1969 du château de Bity, acheté par Jacques et Bernadette à Sarran en Corrèze. Le fait qu'il fut classé Monument historique un mois jour pour jour après son acquisition s'éclaire du coup d'un jour nouveau : c'était une marque de respect à l'attention d'un futur Président.
Grande amie du couple millionnaire Pineau, on comprend tout de même aisément que toutes les affaires qui lui ont manqué de respect à elle et son mari tournent autour de l'argent.
On se souvient ainsi de la fameuse affaire des frais de bouche de la Mairie de Paris, Madame et Monsieur dépensant plus de deux millions d'euros en 8 années fructueuses... la justice pour l'occasion respectera le président en classant l'affaire pour... prescription.
Ironie de l'histoire ou vraie obsession maladive, en 1994, c'est à dire presque dans la foulée de cet épisode savoureux (du moins on l'espère vu le coût), elle reprend l'opération Pièces Jaunes qui finance des aménagements hospitaliers au profit des enfants hospitalisés.
A grand renfort de médias nationaux, avec le concours de la sncf et la présence musclée d'un judoka sans son peignoir de bain, l'évènement devient incontournable.
Bon moi, je n'ai jamais bien compris comment et pourquoi la femme d'un Président en exercice pouvait faire financer par le citoyen des besoins de santé publique sans que jamais l'Etat n'intervienne mais peut être qu'ils ne se parlaient jamais, ou qu'il ne voulait surtout pas l'aider trop content qu'elle parte plusieurs semaines sur les voies ferrées de France, ou qu'il n'en avait rien à faire d'aménager les hôpitaux je ne suis pas, ouf, dans leur intimité...
Toujours est il que cette prise de position est pour le moins originale à l'heure où l'on aurait plutôt tendance à pester contre l'immunité dont bénéficie un Président durant son mandat. Et bien là tout devient plus simple puisqu'il serait immunisé à vie. Et pourquoi pas aussi élu à vie tant qu'à faire et de père en fils si possible ? De l'immunité à l'impunité i ln'y a qu'une consonne qui change...
En réinventant la constitution alors que son mari siège au conseil constitutionnel, en souhaitant une protection renforcée du Président tout en étant elle-même élue locale, Bernadette n'est plus à un contre-pied près.
Très catholique, elle n'a pas manqué durant sa longue carrière d'être témoin de bien des apparitions. Et de quelques disparitions aussi. Dieu le lui rendra. Sûrement.
En attendant, celle qui trouve Nicolas Sarkoy "fantastique" s'est vu remercier de son dévouement en devenant Chevalier de la Légion d'Honneur l'an passé. Des mains du Président himself. Une marque de respect comme on n'en fait plus ma bonne dame...