Affichage des articles dont le libellé est Pasqua. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pasqua. Afficher tous les articles

vendredi 30 octobre 2009

Affaires - sale temps pour les tontons flingueurs

Qu'il fait bon être dans l'opposition, tièdement concerné par les cataclysmes économiques, à peine effleuré par les débats à polémique, entièrement consacré depuis plusieurs années déjà à chercher des idées qui constitueront un jour sûrement un programme. De défaite en débacle la vie d'opposant est un long fleuve tranquille que même les réformes territoriales ne semblent pas vouloir perturber. Entre deux échecs électoraux et quelques congrés inaudibles, le socialiste erre fièrement tout accaparé non pas par la conquête éventuelle du pouvoir non, trop ambitieux, mais par le maintien de sa position dominante parmi les perdants. Il faut dire que du vert à l'orange, les couleurs ne manquent pas qui souhaiteraient vieillir le rose à l'en rendre totalement has been. Alors le PS joue des coudes, qui des vieux éléphants, qui des jeunes loups, une vraie ménagerie finalement, pour continuer d'exister. Il y a du vieil acteur dans ce parti là, qui a connu son heure de gloire et vit, depuis, de cette nostalgie un brin romantique tout en assurant le service minimal lui permettant de subsister; il y va de ses tournées théatrales, axées sur le vaudeville, ça fait toujours recette. Avec une peur lancinante, celle de ne plus plaire du tout, de ne plus être sur aucune affiche, aucun écran. le noir menace le rose alors il se fait tout petit pour ne pas déranger, ne pas s'exposer. Alors qu'une crise économique sans précédent a porté au piloris l'ennemi intime, le capitalisme lui-même, que le chômage et la mondialisation ravivent les boucliers sociaux, le PS regarde passer ce train du changement tel l'acteur muet aux premiers temps du cinéma parlant. Dépassé, lassé, il se retrouve délaissé.
Mais le climat politique plaide en faveur de cette non-action politique : les médias ont été dressé par l'ancien Minsitre de l'Intérieur et de l'Economie à inventer chaque jour des sujets nouveaux à oublier le lendemain. Les partis politiques ont eux-mêmes été invités à choisir radicalement leur camps. Et gare aux brebis galeuses ou égarées qui ne rentreraient pas au sein du troupeau majoritaire où se focalise finalement le combat politique. Bien loin de la quiétude de l'opposant, le partisan occupe un perpétuel maquis dans lequel il doit réaffirmer bien souvent son total soutien au chef. Dominique de Villepin ancien premier Ministre a été emmené devant les tribunaux pour avoir sûrement su que des faux listings n'étaient pas vrais. Charles Pasqua lui emboite le pas, lui l'intouchable, le vénérable, tant de fois suspecté, souvent inquiété, jamais condamné. Il tombe peu après la chute de popularité d'un Président à l'égo surdimensionné. Et comme si la rupture n'était pas suffisante, c'est le prédecesseur en personne, l'icône politique des français qui trinque désormais pour l'embauche jadis d'emplois bien fictifs. Cocasse quand Jean Sarkozy envisageait l'Epad quelques jours plus tôt...
Voilà une certaine idée de la droite qui est invitée devant les prétoires par celui qui veut la diriger seul aujourd'hui. Mi goguenard, mi inquiète l'opposition entend l'incitation à ne pas trop s'élever. Le rêve d'Icare brise bien des vélléités politiques et limite les initiatives de ceux qui, derrière les tontons flingueurs d'hier pourraient également payer. Tel Alain Juppé ou Edouard Balladur par exemple. Alors que dans le même temps François Hollande ou Martine Aubry jouisse d'une liberté déconcertante et sûrement un peu ecoeurante paor les barons d'avant. L'âge n'est d'ailleurs plus le seul discriminant puisque Rachida Dati a fini par payer ses multiples incartades et se retrouve en quarantaine. Une position que pourrait bientôt connaître également la jolie Rama Yade qui, hier encore, a été tout aussi joliment désavouée par sa ministre de tutelle devant toute l'assemblée. Un monde sans pitié, voilà l'univers impitoyable de la majorité présidentielle qui ne manque de faire venir aux lèvres cette célèbre réplique d'Hypo "C'est pas nous les méchants". En vain.

lundi 22 octobre 2007

La phrase du jour - 22 octobre 2007


"Il n'a pas perçu de l'argent pour son travail, ses efforts, son mérite, non. Il ne s'est enrichi que du seul fait de sa filiation, d'une solidarité familiale injuste, dévoyée, honteuse. C'est une honte pour ce pays et la République française"
Procureur Romain Victor
Pierre-Philippe Pasqua, 59 ans, aurait perçu sans jamais travailler 1,835 million de dollars. En fuite en Tunisie depuis plusieurs années, il est revenu le 28 septembre car il comptait sur le "changement de climat en France"...

mardi 25 septembre 2007

Education - le XXI° siècle terreau des inégalités


Un récent rapport sénatorial épingle le sacro-saint système des classes prépas à la française. Bon déjà que ce soit le sénat qui produise une étude ça calme, en plus un rapport critique, avouons que ce n'est pas tous les jours.
54% des étudiants de classe prépa sont issus de milieux favorisés, 30 % des milieux intermédiaires, 13% des milieux défavorisés. Des chiffres qui interpellent déjà parce qu'il manque 3% mais surtout parce qu'ils marquent une tendance lourde toutes spécialités confondues. L'analyse de l'évolution est encore plus significative puisqu'elle tend à prouver que si une certaine démocratisation de notre système éducatif s'est opérée au sortir de la seconde guerre mondiale, l'après choc pétrolier a radicalisé les positions à tel point qu'aujourd'hui c'est un système organisé de protection des élites qui existe et gangrène notre pays de la liberté, de l' égalité et de la fraternité. Drôle d'ailleurs de lire le titre de l'AFP, pas que je veuille faire de l'anti-pseudojournalisme primaire mais quand même ! "Les classes préparatoires encore trop élitistes". Pourquoi encore trop alors que la tendance est résolument à l'élitisme ? pourquoi vouloir faire croire dans le titre qu'il y a un effort mais insuffisant alors qu'il n'existe pas ? L'école polytechnique reconnaissait il y a peu qu'elle avait pu compter pres de 20% de fils d'ouvrier dans ses rangs dans les années 60 pour ... 1 % aujourd'hui.
Certes il est difficile de comparer sans tenir compte de l'évolution globale de la population et de l'université dont les programmes professionnalisants ont attiré sûrement les élèves issus de familles plus modestes. Il n'empêche, ce constat est un échec pour notre société et une menace pour notre avenir car il concerne des enseignements supposés ouverts à tous et dont le coût d'accès n'est pas forcément un problème. Hormis les écoles de commerce souvent très coûteuses, les autres spécialités sont théoriquement accessibles. "Dis moi combien gagnent tes parents, je te dirai ton cursus" semble une triste réalité peu mise en lumière. On préfère dénoncer l'université et son inadéquation avec le marché de l'emploi sans trop savoir d'ailleurs ce que ce marché de l'emploi demande. On préfère encenser ces diplômés bachelor qui demain de réseau en réseau mailleront la France de leur même verbe, de leur même culture, de leur même besoin de protectionnisme.
Voilà peut être une clé pour comprendre notre pays aujourd'hui, un pays de renfrognés, d'apeurés, de réseauteurs, un pays qui ne se regarde pas dans la glace ni ne regarde devant. Il se regarde les chaussures et ce ne sont pas des bottes de 7 lieux mais des petits mocassins bcbg qui lui suffisent...
En refusant l'égalité des chances, en surprotégeant des catégories qui n'en ont pas vraiment besoin, on crée des armées de matuvu bien pensants sûrs de leurs droits et des hordes d'exclus
révoltés et incontrolables.
C'est un paquet éducatif aussi efficace que le paquet fiscal et bien plus pervers car il segmente dés le plus jeune âge.
Bien sûr tout ceci n'est peut être qu'inutiles sornettes il n'empêche qu'en parlant de fils à papa la liste est longue de ceux qui ont réussi bizarement, le dernier en date est savoureux, le fils d'une des grands donneurs de leçon de notre belle république, Charles Pasqua. Son fils Pierre vit en Tunisie, le climat sans doute, rien à voir avec le fait qu'il est soupçonné en France d'avoir bénéficié d'une commission occulte de 700.000 dollars à l'occasion du transfert du siège social de GEC-Alstom en 1994. Il avait pourtant le meilleur cursus du monde, conseiller diplomatique... de papa !